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La campagne pour la destitution de Cheney gagne du terrain

La rédaction
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Aiguillonné par le Mouvement des jeunes larouchistes (LYM), la poussée populaire en faveur de la destitution du vice-président Dick Cheney commence à prendre des proportions de masse aux Etats-Unis.

EIRNS

Aiguillonné par le Mouvement des jeunes larouchistes (LYM), la poussée populaire en faveur de la destitution du vice-président Dick Cheney commence à prendre des proportions de masse aux Etats-Unis. Le 24 avril, le député démocrate Dennis Kucinich a officiellement déposé à la Chambre une requête comprenant plusieurs chefs d’accusation à l’encontre du vice-Président, aussitôt suivie par une série d’autres événements :

  • Lors la convention du Parti démocrate de Californie, du 27 au 29 avril, on assista à une bataille féroce autour du thème de l’impeachment, opposant le LYM, les partisans de Kucinich et d’autres militants, d’une part, à la direction du Parti, qui avait supprimé d’une résolution la phrase exigeant la mise en accusation du vice-Président américain. Face à la mobilisation des premiers, le Comité des résolutions revint le lendemain sur sa décision pour inclure finalement la destitution parmi les sanctions envisageables au cas où l’enquête du Congrès reconnaîtrait le gouvernement Cheney/Bush coupable de fautes graves, voire de crimes.

    Le rôle dirigeant tenu par le LYM en Californie fut confirmé au cours de la convention par l’élection de deux membres du mouvement à des postes de responsabilité. C’est ainsi que Quincy O’Neal, président du Club Franklin Roosevelt du Parti démocrate de Los Angeles, a été élu vice-président du Black Caucus (groupe d’Afro-Américains) pour tout l’Etat, avec 52 voix contre 35, et Wynneal Inocentes secrétaire du Groupe des Américano-Philippins. Tous deux sont connus dans l’Etat pour leur campagne en faveur de la destitution immédiate de Dick Cheney et d’un programme de relance économique rooseveltienne, approche rejetée par les baby-boomers peureux à la tête du Parti.

  • Le 28 avril, Fred Huenefeld, chef de file du groupe larouchiste au sein du Parti démocrate de Louisiane, soumit au comité directeur du Parti une liste de chefs d’accusation à l’encontre de Cheney, tous passibles de destitution, qui furent adoptés à l’unanimité. Huenefeld en informa aussitôt l’équipe larouchiste à la convention californienne, renforçant leur propre mobilisation contre le vice-Président.
  • Le même jour, une centaine d’« actions en faveur de la destitution » se sont tenues dans de nombreuses grandes villes pour exiger du Congrès qu’il lance une procédure de destitution contre Dick Cheney et George W. Bush, en raison des mensonges patents répétés sans vergogne par le gouvernement pour justifier l’invasion de l’Irak.
  • Le 29 avril, lors d’une interview à Face the Nation, le député John Murtha, président de la sous-commission Défense de la commission du Crédit de la Chambre, a soulevé la possibilité d’impeachment. « Il y a quatre moyens pour influencer le Président, dit-il. L’opinion publique, les élections, l’impeachment et l’argent. » Sur ce le journaliste, visiblement choqué, l’interrompit : « Attendez ! Vous avez dit impeachment ? Parlez-vous sérieusement ? » Le député de Pennsylvanie répéta alors textuellement sa formulation. Par implication, les deux premiers moyens ayant déjà été utilisés et le quatrième (couper les fonds disponibles pour faire la guerre) étant en passe d’être appliqué, si cela ne marche pas, il ne restera plus que le troisième...
  • La veille, l’ancien sénateur George McGovern avait signé un commentaire dans le Houston Chronicle du 28 avril, envisageant la destitution du vice-Président et du Président. « Je crois fermement, écrit-il, que l’équipe Cheney-Bush a commis des fautes bien pires que celles ayant forcé [le président] Nixon, le vice-président Spiro Agnew et le ministre de la Justice John Mitchell à quitter le pouvoir en 1972. A mesure que l’on examine leurs violations répétées de la Constitution et des lois fédérales, ainsi que leur répudiation du droit international, je m’attends à voir Cheney et Bush obligés de démissionner de leur poste avant la fin de 2008. »
La destitution de Cheney à l’ordre du jour au Congrès

Le 24 avril, le député démocrate de l’Ohio, Dennis Kucinich, a déposé une résolution à la Chambre des représentants, prévoyant la destitution du vice-président américain Dick Cheney pour trois motifs principaux, le premier étant d’empêcher le numéro deux du gouvernement de lancer une guerre contre l’Iran sur des bases frauduleuses, comme il l’avait fait en 2003 contre l’Irak.

Les trois griefs retenus contre Cheney l’accusent d’avoir : 1) consciemment manipulé le processus de renseignement et menti à la nation à propos des prétendues armes de destruction massive irakiennes ; 2) manipulé le processus de renseignement et menti à la nation à propos des prétendus liens entre Saddam Hussein et al-Qaida ; 3) ouvertement « menacé d’agression la République d’Iran, malgré l’absence de toute menace réelle contre les Etats-Unis ».

Lors de sa conférence de presse annonçant le dépôt officiel de sa résolution, Kucinich a souligné l’urgence que « le Congrès prenne des mesures pour limiter les abus de pouvoir » perpétrés par Cheney. Plus tard, il expliqua à CNN que le vice-Président pousse aujourd’hui à une guerre contre l’Iran, comme il avait fait à l’époque pour l’Irak. Kucinich s’en prend d’abord à Cheney pour éviter que ce dernier ne devienne Président en cas de la destitution du président Bush. Le texte de la résolution de Kucinich et d’autres documents à l’appui sont disponibles sur http://kucinich.house.gov/Issues/Issue/?IssueID=3750.

Le 26 avril, huit des candidats présidentiels démocrates déclarés participaient à un débat sur MSNBC. Pour Lyndon LaRouche, « sept d’entre eux ont échoué au test Cheney », c’est-à-dire tous sauf Kucinich. En effet, lorsque le modérateur Brian Williams demanda qui d’entre eux « voulait se joindre à l’effort du député Kucinich pour destituer le vice-président Cheney », aucun ne s’est manifesté.

Se tournant alors vers Kucinich, il lui demanda s’il trouvait judicieux que le Congrès consacre son temps et son énergie à ce thème. Sa réponse fut très claire : « Voici un exemplaire de poche de la Constitution que j’ai toujours sur moi, parce que j’ai prêté serment de défendre la Constitution. Nous avons passé beaucoup de temps ce soir à parler de la guerre en Irak et du rôle de l’Amérique dans le monde. (...) Ce pays a été amené à faire la guerre sur la base de mensonges concernant les armes de destruction massive et le rôle d’al-Qaida par rapport à l’Irak. (...) J’affirme que M. Cheney doit en être tenu pour responsable. Il fomente déjà une cause pour déclarer la guerre à l’Iran. Nous devons défendre et protéger cette Constitution. Et ce vice-Président l’a violée (...). »

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