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La « carte sunnite » jouée par Washington

La rédaction
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Alors que les Américains cherchent frénétiquement une autre politique irakienne, une nouvelle option, particulièrement perfide, a été proposée par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Il s’agit de la formation d’une « coalition anti-chiite » composée de pays sunnites « modérés », ralliés par Israël et les Etats-Unis.

C’est le 3 octobre, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe (Koweit, Arabie saoudite, Bahrein, Emirats arabes unis, Oman et Qatar), ainsi que d’Egypte et de Jordanie, que Mme Rice a lancé l’idée de la « nouvelle configuration », baptisée par elle le « GCC+2 ». Cette configuration pourrait, selon elle, devenir « un puissant facteur dans la résistance aux forces extrémistes ». Les extrémistes en question sont le Hezbollah et d’autres mouvements chiites, ainsi que le Hamas, tous considérés comme sous la houlette de l’Iran.

L’affirmation de la secrétaire d’Etat, selon laquelle la division entre extrémistes et modérés s’est manifestée pendant la guerre du Liban, est exacte : au début, les gouvernements saoudien, égyptien et jordanien ont rendu le Hezbollah responsable de l’attaque. Mais ils ont vite dû réviser leur position face au soutien populaire massif accordé au Hezbollah et à son dirigeant Hassan Nasrullah, et aux appels au changement dans leurs propres pays.

Comment expliquer la tentation d’Amman, de Riad et du Caire de rejoindre les Etats-Unis et Israël dans une telle « coalition anti-chiite » ? Un des problèmes fondamentaux est de considérer la montée en puissance régionale de l’Iran comme un « danger chiite » pour les puissances sunnites. C’est ainsi que le roi Abdallah s’est récemment alarmé de l’existence d’un « croissant chiite », allant de l’Iran au Liban. C’est aussi à cette lumière qu’il faut considérer ses appels pour rebâtir l’Armée irakienne à partir d’anciens officiers du Baas qui n’ont pas été totalement compromis par l’ancien régime et pour renverser le processus de « débaasification » imposé alors par le proconsul américain Paul Bremer.

Lors d’une réunion à Washington début novembre, la question d’une coalition de ce type fut au centre d’une conférence du Middle East Peace Forum, avec Akiva Eldar, journaliste pro-paix et correspondant du quotidien israélien Ha’aretz, et Nematt Salameh, directeur du quotidien saoudien Al-Hayat à Washington. Tous deux ont affirmé que les pays arabes « modérés » estiment qu’un « Iran nucléaire » serait plus dangereux qu’un « Israël nucléaire ». Ils pensent même qu’une attaque américaine ou israélienne contre les prétendues installations nucléaires iraniennes serait discrètement applaudie par les régimes arabes. Salameh ajouta que certains chefs d’Etat arabes avaient espéré, pendant la guerre du Liban, qu’Israël tuerait Nasrallah, considéré comme une « marionnette iranienne ».

Puis, le 8 novembre, le Washington Times, l’organe des néo-conservateurs, publiait un commentaire de William Hawkins, abondant dans le même sens. L’auteur, présenté comme un collaborateur du Business and Industry Council, appelait à une alliance sunnite contre l’Iran et les chiites.

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