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La chute des marchés financiers

La rédaction
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On assiste actuellement à la plus importante dégringolade des marchés boursiers mondiaux depuis l’effondrement de la « nouvelle économie ». En deux semaines, près de 2000 milliards de dollars de capitalisation sur les marchés sont partis en fumée. Les grandes bourses ont connu leurs plus grosses pertes sur deux semaines depuis le début 2003. Aux Etats-Unis, l’indice S&P 500 a chuté de 4,4 %, le plus fort déclin depuis janvier 2003. L’indice Dow Jones Stoxx 600, qui couvre les plus grandes actions européennes, a reculé de 7,3 % du 9 au 19 mai (dont 4,5 % dans la semaine se terminant le 19 mai). Le coup le plus dur a été ressenti par le marché norvégien, avec une chute de 11 %. A Francfort, Londres et Paris, les pertes sur deux semaines ont dépassé 7 %. Les actions asiatiques, mesurées par l’indice Asia-Pacific, ont chuté de 5,3 % en une semaine, avec une perte de 9 % pour l’indice composite de Djakarta et de 11 % pour le Sensitive indien. Depuis début mai, le Nikkei japonais a plongé de 8 %, tandis que l’indice russe RTS chutait de 15,6 % entre le 8 et le 19 mai.

Les craintes d’une explosion incontrôlée de l’inflation et les pressions exercées en conséquence sur les banques centrales pour relever les taux, menacent non seulement les bulles boursières, mais ont entraîné une fuite hors des « marchés émergents », provoquant des dégâts sur toute la ligne - actions, obligations ou devises. Les monnaies latino-américaines ont chuté fortement, tel le réal brésilien, qui a perdu 6,8 % depuis le 10 mai. Le ministère brésilien des Finances a dû annuler l’adjudication hebdomadaire des obligations le 18 mai, les investisseurs réclamant un niveau de rémunération inacceptable par le gouvernement. En Indonésie, la roupie a plongé de 5 % en une semaine, alors même que la dette du pays avait été revalorisée. La lire turque a chuté de 8 % entre le 11 et le 16 mai.

En raison de cette chute soudaine des cours des actions et des investissements « carry trade » dans les « marchés émergents », aggravée par les paris contre ces marchés au moyen de produits dérivés, de nombreux hedge funds et grandes banques auraient essuyé de lourdes pertes. Ceci pourrait expliquer l’interruption momentanée du processus d’hyperinflation sur les matières premières : les banques et les fonds ont dû temporairement liquider des positions sur les matières premières et autres investissements pour se procurer des liquidités afin de couvrir leurs pertes sur les actions, les « carry trades » et les produits dérivés. Ainsi, l’indice CRB couvrant 19 matières premières a baissé de 6,4 % en une semaine, le plus fort déclin en 25 ans.

La hausse vertigineuse du prix des matières premières est en train de dévaster l’économie réelle. Par exemple, l’industrie sidérurgique doit absorber une augmentation de 19 % du prix du minerai de fer, ajoutée à l’augmentation de 71 % l’année dernière. En Allemagne, les prix à la production en avril ont été de 6,1 % supérieurs à la même époque l’année dernière, soit le plus fort taux d’inflation annuel en 24 ans.

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