Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 11 décembre - Miracle économique chinois : l’importance de la séparation stricte des banques Lire Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire
Accueil Actualité
Brèves

La connexion Chalabi remonte à l’Iran-Contra

La rédaction
visites
1072
commentaire

Les révélations selon lesquelles Ahmed Chalabi, du Congrès national irakien (CNI), l’enfant chéri des néo-conservateurs de Washington, passait des documents secrets à des personnes proches des conservateurs iraniens, ont rouvert le dossier Iran-Contra. Début mai, le roi Abdallah de Jordanie avait remis au président Bush un dossier sur les activités douteuses de Chalabi. Après l’avoir examiné, la Maison-Blanche a sommé le chef de l’Autorité provisoire de la Coalition, Paul Bremer, de perquisitionner le domicile de Chalabi et les bureaux du CNI, ce qui fut fait le 20 mai.

Le 24 mai, le New York Times et les magazines Time et Newsweek ont annoncé qu’une enquête au criminel avait été ouverte pour déterminer qui, au Pentagone, passait des informations secrètes à Chalabi. Aucun nom n’a été révélé, mais la liste des suspects n’est pas très longue : le sous-secrétaire à la Défense Douglas Feith, trois de ses adjoints, Harold Rhode, Abram Shulsky et Michael Rubin, le chef de l’Office of Special Plans pour l’Asie du Sud et le Proche-Orient, William Luti, le colonel Bill Brunner, de l’OSP, et le numéro 2 du Pentagone, Paul Wolfowitz. Tous entretenaient d’étroites relations avec Chalabi. Un autre « ancien » de l’Iran-Contra, Elliott Abrams (condamné pour parjure et gracié par le président George Bush Sr.), avait été nommé responsable pour le Moyen-Orient au Conseil national de sécurité, fin 2002, et y est toujours.

Les néo-conservateurs qui avaient les liens les plus étroits avec Chalabi se sont empressés de les désavouer. Wolfowitz, son mentor de longue date, a refusé de prendre un appel téléphonique du chef du CNI. Mark Zell, un associé du cabinet juridique de Feith, l’a accusé d’avoir renié ses promesses de prendre le pouvoir à Badgad, de reconnaître le gouvernement israélien et de rouvrir les oléoducs entre les champs pétroliers irakiens et le port israélien d’Haïfa. Après l’invasion et l’occupation de l’Irak par les Américains, Zell, qui était basé en Cisjordanie, avait monté une affaire commerciale à Bagdad avec Salem Chalabi, neveu et homme de paille d’Ahmed Chalabi, et cette société devait conclure pour le compte d’entreprises israéliennes de sécurité, des contrats de « reconstruction » et de sécurité dans un « Irak libéré ».

En fait, le vrai scandale, c’est que les opérations criminelles de l’Iran-Contra des années 80 n’ont jamais pris fin. Prenons le cas de Michael Ledeen, un acteur clé à l’époque comme aujourd’hui, qui se vante d’être un « fasciste universel » et qui aurait été impliqué dans la production des faux documents du gouvernement nigérien tendant à « montrer » que l’Irak cherchait à se procurer de l’uranium pour fabriquer des bombes nucléaires. En décembre 2001, Ledeen avait tenté de réactiver la connexion iranienne, arrangeant trois jours de réunions entre deux néo-conservateurs civils du Pentagone et Manucher Ghorbanifar, un trafiquant d’armes iranien que la CIA considérait comme un criminel et un menteur. Avec Harold Rhode et Larry Franklin, celui-ci a donc participé à trois jours de réunions à Rome avec deux Iraniens dont les noms ne sont pas connus. Rhode et Ledeen sont des protégés de Bernard Lewis et des promoteurs de Chalabi. Après l’invasion de l’Irak, Rhode fut envoyé à Bagdad pour faire la liaison entre l’Office of Special Plans et Chalabi.

Selon Ghorbanifar, il a gardé le contact avec Rhode et Franklin jusqu’en juin 2003, et des responsables du Pentagone de leur côté ont admis plus tard que des réunions avaient eu lieu en 2002. Quand le secrétaire d’Etat Colin Powell en a pris connaissance, il a demandé instamment à Rumsfeld et à Condoleezza Rice de rompre tout contact avec Ghorbanifar. Powell a même accusé Feith d’entretenir des contacts illégaux avec les Iraniens, torpillant sa propre diplomatie secrète avec des responsables iraniens.

Pas plus tard qu’en août 2003, Ledeen et Ghorbanifar encouragèrent leurs alliés dans le bureau de Feith à établir des contacts avec les forces américaines en Irak. Ghorbanifar prétendait avoir des contacts chiites irakiens qui pourraient montrer aux inspecteurs américains en armements du matériel nucléaire passé d’Irak en Iran. Lorsqu’il réclama 250 000 dollars pour révéler la cache, l’accord fut rompu.

Contactez-nous !

Don rapide