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La consigne du nouveau Président équatorien : « La vie avant la dette »

La rédaction
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Si le premier tour de la présidentielle en Equateur avait donné une légère avance à Alvaro Noboa, un milliardaire ayant fait fortune dans la banane, le nationaliste Rafael Correa est finalement sorti clairement vainqueur du deuxième tour, le 26 novembre. « L’Amérique latine change d’ère », déclara-t-il après sa victoire. Dans l’une de ses premières déclarations à la presse, il affirma que sa philosophie politique s’apparente à celle des présidents Kirchner (Argentine), Lula da Silva (Brésil) et Bachelet (Chili), qui oeuvrent tous à l’intégration économique d’Amérique du Sud.

Rafael Correa, un économiste formé aux Etats-Unis, avait brièvement occupé le poste de ministre des Finances l’année dernière avant d’être renvoyé à la demande des créanciers du gouvernement. En effet, il avait fait adopter au Parlement une loi réaffectant les recettes pétrolières destinées au remboursement de la dette à l’éducation, la santé, l’infrastructure et la recherche-et-développement. Il soutenait en outre la décision de la compagnie pétrolière nationale d’annuler un contrat avec l’Occidental Petroleum.

Au cours de la campagne électorale, Correa avait fait sensation en traitant George W. Bush d’« imbécile » et la guerre américaine en Irak de « criminelle ». Mais son principal cheval de bataille se résume dans le slogan « la vie avant la dette » : il s’est engagé à renégocier les 18 milliards de dollars de la dette extérieure équatorienne, et même à envisager un moratoire unilatéral sur la dette, si nécessaire. Il déclara au quotidien espagnol El Pais du 29 novembre : « Bien sûr, les spéculateurs financiers deviennent nerveux, mais pour nous, le pays est prioritaire. Je n’ai pas annoncé de moratoire, mais une restructuration, parce que la croissance n’est pas possible, avec les intérêts sur la dette que nous payons. Nous ne prévoyons pas de moratoire unilatéral, mais nous ne l’avons pas non plus exclu, parce que pour nous les priorités sont claires : le pays vient avant la bourse des créanciers. La vie avant la dette. »

Avant le deuxième tour, Rafael Correa avait rencontré Nestor Kirchner, saluant son attachement à servir l’intérêt général en obtenant une restructuration de la dette argentine. Correa a proposé la création d’une banque régionale sud-américaine afin de libérer cette région du joug du FMI et de la Banque mondiale.

Kirchner et son homologue brésilien Lula da Silva ont aussitôt appelé Correa pour le féliciter de sa victoire. Pour Lula, il s’agit d’un « signe de changement positif en Amérique du Sud » et Kirchner espère collaborer étroitement avec le nouveau Président équatorien. Ce dernier a annoncé son intention de demander l’adhésion de l’Equateur au Mercosur, notant que les accords de libre-échange conclus par la Colombie et le Pérou avec les Etats-Unis avaient torpillé le marché commun andéen.

Par ailleurs, le président vénézuélien Hugo Chavez a été réélu haut la main le 3 décembre avec plus de 60 % des voix.

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