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La crise de l’approvisionnement en gaz touche l’Europe

La rédaction
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La crise de l’approvisionnement en gaz naturel ne s’est pas terminée avec le règlement du différend russo-ukrainien, le 4 janvier dernier. La Grande-Bretagne et l’Italie, en particulier, restent sévèrement touchées par des problèmes d’approvisionnement. L’économie britannique dépend à 40 % du gaz, l’italienne à 50 %.

Les champs gaziers britanniques de la mer du Nord s’épuisent beaucoup plus vite que prévu et l’ancien exportateur britannique est devenu un importateur majeur de gaz. La Grande-Bretagne déplore que le fournisseur allemand EON ait réduit ses livraisons au Royaume uni, en raison d’un accroissement de la demande intérieure et du renforcement des réserves stratégiques ayant suivi la crise russo-ukrainienne. Le marché de l’énergie britannique, très libéralisé, a réagi avec la volatilité attendue, entraînant les prix du gaz à la hausse : + 35 % pour le consommateur en un an.

L’Italie a été prise en étau, après que Gazprom ait réduit ses fournitures de gaz empruntant le gazoduc qui chemine à travers l’Europe du Centre-Sud pour rejoindre l’Italie du Nord. Le déficit italien d’approvisionnement en gaz a régulièrement augmenté, passant même en un seul jour de 4 millions de mètres cubes le 17 janvier à 8 millions le 18 janvier. Pour y faire face, le gouvernement a préparé un plan d’urgence prévoyant des coupures sélectives dans l’industrie.

Alors que Gazprom a justifié l’interruption de ses fournitures par le froid extrême qui règne en Russie, les experts sont généralement convaincus que l’on devrait plutôt y voir des « raisons géopolitiques ». « L’année dernière était aussi froide que cette année, et Gazprom a une production puissante et bien installée » nous a confié un expert italien. « Tous les pays européens ne sont pas touchés par les coupes russes, mais seulement certains ». Cette source souligne que l’Italie est en train de négocier un contrat pour augmenter les livraisons de gaz russes, contrat qui inclurait une présence directe de Gazprom sur le marché italien, en échange d’un droit de forage accordé à ENI sur les champs pétroliers russes. Le contrat russo-italien a été suspendu par les autorités anti-trust italiennes, à cause d’irrégularités en faveur de sociétés liées au Premier ministre Silvio Berlusconi : « cela a rendu les Russes furieux » a déclaré cette source.

La précarité de l’approvisionnement italien se complique d’autres facteurs géopolitiques. Le gazoduc reliant l’Italie à la Libye, inauguré il y a deux ans, est étrangement sous-utilisé. Traversant la Méditerranée par 2000 mètres de fond, il a une capacité de 25 à 30 milliards de mètres cubes par an. L’année dernière, il n’a transporté que 8 milliards de mètres cubes et encore moins cette année. Selon la source mentionnée plus haut, la raison « pourrait se trouver dans les accords récents passés entre Khaddafi et les compagnies pétrolières proches de l’administration Bush-Cheney. Ce sont les mêmes intérêts qui ont évincé Enrico Mattei, le fameux patron de l’ENI dans les années 60, de l’accord conclu avec le roi séoudien Idris. » De plus, l’ENI ne peut exploiter ses propres champs gaziers en Iran, du fait de la crise internationale liée à la question nucléaire.

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