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La crise de l’automobile entre dans une nouvelle phase

La rédaction
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General Motors a dû annoncer, pour le deuxième trimestre 2005, des pertes de 1,2 milliard de dollars dans son activité Véhicules en Amérique du Nord, en dépit du boom des ventes au mois de juin dû à des rabais record. La situation s’est encore dégradée par rapport aux pertes de 1,1 milliard du premier trimestre. GM a terminé le deuxième trimestre, toutes activités confondues, avec des pertes de seulement 286 millions de dollars, grâce notamment aux profits de 816 millions de dollars de sa division financière GMAC.

Rick Wagoner, PDG de GM, a répondu : « il faut alléger les charges sociales de la société en matière d’assurance maladie des salariés et des retraités, qui constituent un fardeau extrême ». Wagoner continue d’affronter le syndicat sur ce front. La direction fait valoir que les plans maladie ajoutent environ 1525 dollars au prix de vente de chaque véhicule, mais ne mentionne pas le rabais moyen accordé sur chacun de ceux vendus en 2005, à savoir 4600 dollars ! Entre-temps, pour couvrir les frais médicaux de ses retraités au deuxième trimestre, la direction avait prélevé, en avril, 1 milliard de dollars du Fonds de dépôt censé assurer les retraites des salariés actuels (Employee’s Beneficiary Association) et 1 milliard de plus au 1er juillet (troisième trimestre), tout en annonçant son intention de piller 4 milliards supplémentaires d’ici la fin de l’année. Ce « vol » a permis d’améliorer son encaisse, qui se situait à 20,2 milliards de dollars au 30 juin, alors qu’elle était de 19,8 milliards fin mars.

Pour ce qui est de Ford, son directeur financier Don Leclair a annoncé le 9 juillet que, suite aux pertes avant impôts de ses ventes d’automobiles en Amérique du Nord au deuxième trimestre, le géant allait encore réduire ses capacités de production, celles « en surcroît ». Les coupes seront annoncées plus tard, mais « rien n’est sacré », a-t-il précisé. La société avait déjà annoncé 2700 suppressions d’emploi. Il ne sera pas possible, selon Leclair, de geler le coût de production des véhicules en raison de la hausse des prix de l’acier et de certaines résines pétrochimiques et aussi parce que ses fournisseurs sont au bord de la faillite ("très fragiles », pour reprendre son expression).

Aggravant le tout, l’agence de notation Fitch a dégradé le 20 juillet les obligations de Ford et de Ford Credit au niveau juste au-dessus de « poubelle », tout en signalant que de nouveaux rabais conduiraient à un plus fort taux de pertes. La dégradation du deuxième constructeur américain, d’après Fitch, « reflète la baisse de la rentabilité des opérations de Ford en Amérique du Nord », due notamment aux rabais, à la hausse des prix des matières premières et aux équipementiers en difficulté, comme Visteon, qui devra être renfloué. L’agence de notation prévoit des pertes durant toute l’année 2005 et peut-être au-delà. La notation de la dette senior non sécurisée de Ford et de Ford Credit a donc été dégradée de « BBB » à « BBB- », et la perspective reste « négative ».

Pour Fitch, le niveau des ventes de véhicules des trois géants américains ne peut en aucun cas être maintenu, en raison des immenses baisses de prix. En effet, Ford, GM et Chrysler offrent pour tout achat de nouveau véhicule un escompte égal à celui normalement réservé aux salariés. De plus, ils doivent offrir un « soutien financier » à leurs équipementiers afin d’assurer toute la chaîne de fourniture.

En mai déjà, Standard & Poor’s avait rétrogradé la note de Ford au niveau poubelle, et Moody’s devrait rapidement en faire autant.

Cette nouvelle phase de la déconfiture du secteur automobile/machine-outil devrait remettre au premier plan les propositions d’urgence que Lyndon LaRouche a soumises au Sénat américain, notamment la mise en redressement judiciaire de ce secteur qui constitue un avoir national puis la relance de la production autour de certains projets nationaux prioritaires. Sept grandes villes du Midwest américain ont déjà adopté des résolutions appelant à une intervention de ce type de la part du Congrès et des textes similaires ont été déposés au parlement d’Etat d’au moins quatre Etats.

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