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La crise de l’euro et le « spectre de 1992 »

La rédaction
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Au sein des « élites eurocratiques » et dans certaines grandes banques, on voudrait bien maintenir en vie le système de l’euro, même après sa mort. Le système actuel, auquel participent douze pays, ayant engendré des tensions internes insoutenables, on pense le réduire à un « noyau dur » comprenant la France, l’Allemagne et quelques petits pays, tout en excluant les autres membres actuels de l’Union économique et monétaire, notamment l’Italie.

Dans une interview au Frankfürter Allgemeine Zeitung (FAZ) du 7 août, Joachim Fels, un économiste de Morgan Stanley, affirmait : « Je tiens pour relativement improbable l’idée que l’Italie sortira d’elle-même de l’Union économique et monétaire. Un scénario plus probable, c’est que les pays qui tiennent plus à la stabilité diront un jour : nous introduisons une nouvelle devise dure, le neuro - ou peu importe son nom. Alors, les Italiens et les autres qui affaiblissent la qualité et la stabilité de l’euro seront laissés de côté. »

En même temps, certains milieux financiers et leurs organes dramatisent systématiquement la crise politique et budgétaire que connaît l’Italie. Cette opération rappelle par certains côtés la stratégie du « complot Britannia » de 1992 : rappelons que cette réunion secrète qui eut lieu en 1992 sur le yacht de la reine Elisabeth, le « Britannia », exposée publiquement en 1993 par EIR, était liée à la spéculation contre la lire qui obligea l’Italie à sortir du Système monétaire européen (SME). Le 23 juillet dernier, le vice-Premier ministre italien Giulio Tremonti a sciemment comparé la situation actuelle à celle du « complot Britannia » de 1992.

Le 8 août, l’agence de notation Standard & Poor’s a rétrogradé ses perspectives économiques pour l’Italie du niveau de « stable » à celui de « négatif », prélude probable à la dégradation de la notation des obligations d’Etat. Pour justifier sa décision, Standard & Poor’s fait valoir que ni la coalition au pouvoir de Silvio Berlusconi ni le bloc d’opposition dirigé par Romano Prodi ne sont jugés capables de mettre en œuvre les « réformes structurelles » que les « marchés financiers » considèrent comme nécessaires pour « stabiliser » le budget national. Par ailleurs, The Economist de Londres recommande la démission d’Antonio Fazio, directeur de la Banque d’Italie.

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