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La crise de l’euro

La rédaction
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Suite au rejet du Traité constitutionnel européen par la France et les Pays-Bas, le débat s’étend en Europe sur un sujet jusque-là « totalement impensable » : la désintégration potentielle de l’union monétaire européenne.

Le débat public sur le sort de l’euro a été provoqué par un article paru dans le magazine allemand Stern, à propos d’une réunion fin mai à Berlin entre responsables de la Bundesbank et du gouvernement, qui auraient discuté d’un « scénario d’éclatement » de l’euro. Alors que la monnaie européenne atteignait le 3 juin son plus faible niveau depuis huit mois contre le dollar, le ministère allemand des Finances, la Bundesbank, la Commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne se sont cru obligés de démentir le rapport du Stern, soulignant le « ridicule » et l’« absurdité » d’une éventuelle suppression de l’euro.

Pourtant, une réunion à huis clos, organisée par le ministère des Finances et la Bundesbank, sur les implications de l’euro pour les économies européennes, avait bel et bien eu lieu à Berlin, avec la participation du ministre des Finances, Hans Eichel, du gouverneur de la Bundesbank, Axel Weber, et de plusieurs experts économiques internationaux. Ils y ont discuté, entre autres, du blocage général des investissements publics induit par le traité de Maastricht et du fait que le taux d’intérêt « uniforme » imposé à tous les pays de la zone euro a eu un effet dévastateur, notamment sur l’économie allemande. Selon le Stern, Joachim Fels, économiste à Morgan Stanley, a déclaré : « Ceci pourrait conduire à la pire des catastrophes : un effondrement de l’euro. » Le magazine cite aussi Bert Rürup, l’un des cinq « sages » qui conseillent le gouvernement allemand en matière économique, pour qui l’entrée en force de l’euro a « freiné » la croissance économique allemande, à cause justement de son impact sur les taux d’intérêt. L’idée selon laquelle la monnaie unique augmenterait la croissance et créerait des emplois, dit-il, était un rêve qui ne s’est jamais réalisé.

Le Handelsblatt online du 1er juin écrivait : « Certaines rumeurs circulent, que toute personne raisonnable aurait considérées, il y a quelques semaines, comme si absurdes qu’elles n’auraient pas mérité un démenti. Mais ces derniers jours, sur les marchés financiers, on discute de l’opportunité de démanteler l’union monétaire européenne. (...) Cet épisode montre que dans toute l’Europe, on a commencé à repenser non seulement les conséquences politiques, mais aussi économiques, de l’échec du référendum constitutionnel en France . »

En Italie, dans une interview publiée le 3 juin dans La Republica, le ministre des Affaires sociales, Roberto Maroni, a appelé à la réintroduction de la lire, en remplacement ou parallèlement à l’euro. Maroni est membre de la populiste Ligue du Nord, qui a toujours été eurosceptique. Après le référendum français, dit-il, il est temps que l’Italie organise un référendum sur la Constitution européenne et l’euro. Pour lui, la Commission européenne « est incapable de faire face à une situation de crise » et c’est la raison pour laquelle il faut revenir à la lire. « N’excluons pas cette hypothèse, qui n’est absolument pas irréaliste. » Les gouvernements nationaux doivent disposer à nouveau du « levier du taux de change [et] de la possibilité d’intervenir en soutenant et en défendant le système productif », conclut-il.

Le 1er juin, le vice-premier ministre italien Tremonti, ancien ministre des Finances et auteur du « plan Tremonti » en faveur de projets d’infrastructure à l’échelle européenne, appelait dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung à la relance du « plan Delors » de grands travaux.

Sur les marchés monétaires, le débat sur l’euro a provoqué un mouvement en faveur du dollar, qui « a pris une dynamique propre », nous confiait un haut responsable bancaire européen. La « ruée sur le dollar est si soudaine et massive qu’elle constitue à présent une autre menace pour le système financier ». Elle pourrait « très bien aggraver la situation dans le secteur des produits dérivés et parmi les hedge funds » déjà gravement touchés par la rétrogradation de General Motors au début du mois de mai.

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