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La crise est bel et bien systémique

La rédaction
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Le 16 juillet, dans un discours prononcé devant des hommes d’affaires en Alabama, le président Bush a déclaré que l’économie américaine est bâtie sur la confiance et que ses fondamentaux sont solides, tout en dénonçant à nouveau la corruption dans les entreprises. Pendant et après l’intervention de Bush, le Dow Jones a chuté de 440 points pour ensuite, grâce à l’intervention de la fameuse « équipe de protection contre les plongeons », effectuer un « redressement miraculeux » dans les quatre-vingt-dix dernières minutes de séance. Le lendemain, les marchés chutaient à nouveau jusqu’au discours « remoralisant » du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la Commission bancaire du Sénat, après quoi, les cours ont connu une reprise soudaine. Toutefois, les deux journées suivantes, les 18 et 19 juillet, le Dow Jones a plongé de 8542 à 8019 points. La nervosité régnant depuis deux mois sur les marchés s’est transformée en une véritable panique, et encore plus avec la faillite de WorldCom Inc, deuxième compagnie américaine de téléphonie longue distance.

Cette situation a en effet été admise par le président de la Bourse de New York, Richard Grasso, le 21 juillet. A la chaîne NBC, il a exhorté les investisseurs à ne pas paniquer : « S’il vous plaît, soyez patients. S’il vous plaît, ne faites rien qui vous soulage émotionnellement mais qui, dans le long terme, s’avérera une erreur. » Ces appels au calme n’ont, semble-t-il, pas eu beaucoup d’effets puisque les marchés sont revenus à leur niveau de 1998.

Par ailleurs, le dollar a chuté en dessous du niveau de parité par rapport à l’euro, après des semaines d’efforts désespérés de la part de la Fed et d’autres banques centrales pour faire remonter le billet vert. Toute nouvelle baisse de la monnaie américaine rendra tout à fait ingérable l’énorme déficit du compte courant américain. Commentant cette dynamique, le gouverneur de la Banque de Japon, Masaru Hayami, a tracé un le parallèle entre la situation actuelle et la crise du dollar de 1966-1970 qui avait conduit à l’effondrement du système de Bretton Woods en 1971. Il a fait remarquer au Japan Times que « la possibilité d’actions internationales pour se débarrasser du dollar est assez élevée ».

Aujourd’hui, même les médias les plus établis reconnaissent que la situation n’est plus sous contrôle. Le 17 juillet, le Financial Times publiait un éditorial de Martin Wolf, comparant le président George W. Bush au président Herbert Hoover pendant la période 1929-1933. L’éditorial était accompagné d’une juxtaposition des courbes des indices boursiers de 1919 à 1931 et de 1990 à 2000, encadrées des photos de Bush et Hoover. Le 21 juillet, le Neue Zuercher Zeitung traçait aussi un parallèle entre les deux présidents. Le 18 juillet, Anatole Kaletsky a laissé tomber sa façade de confiance pour mettre en garde, dans le Times de Londres, contre des « erreurs de gestion » et une « interconnexion fatale entre politique et finance » dans l’administration Bush qui risque de déboucher sur un effondrement économique et financier, aggravé par une erreur de calcul désastreuse concernant l’Irak. Le 22 juillet, le rédacteur du Guardian, Larry Elliott, décrivait les conditions sur les marchés financiers internationaux comme celles d’un « échec systémique ».

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