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La crise financière transformera toute la France en Grigny

La rédaction
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1er septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Nous l’affirmons ici depuis des mois : la crise systémique est bien plus grave qu’une simple récession et plonge l’économie mondiale dans un effondrement physique bientôt ingouvernable.

Si l’état de faillite avéré de la Californie, ainsi que de nombreux autres Etats américains sont des cas d’espèce, il n’est point nécessaire d’aller aussi loin pour constater cette réalité.

En France, le cas de la ville de Grigny (26000 habitants) dans l’Essonne (91), qui connaît une crise budgétaire sans précédent, devrait provoquer chez nous l’indignation et surtout le sursaut.

Le déficit de cette ville symbole des banlieues françaises est passé de 1,9 million d’euros en 2006 à 15,5 millions en 2009, soit un tiers du budget municipal.

Qualifiée « d’inextricable » par les experts, sa situation a conduit l’Etat français à retirer la gestion de la ville au conseil municipal désormais remplacé par le préfet. Ce dernier a décidé d’augmenter du jour au lendemain de 50% les taxes foncières et de 44,26% la taxe d’habitation, et cela dans une des villes les plus pauvres et les plus sensibles d’Ile-de-France. Cette mesure, qui prolonge des hausses de 3 % en 2007 et 10 % en 2008, également décidées par le préfet, s’accompagne de la réduction autoritaire des dépenses de personnel et des subventions aux associations.

Privée de ressources, « la commune est structurellement dans l’incapacité d’assumer correctement ses missions », s’inquiète Philippe Rio, premier adjoint au maire cité dans le quotidien Le Monde. Notamment face à sa jeunesse : avec près de 750 naissances par an, 4500 élèves en classes maternelles et élémentaires, la ville doit faire face à des dépenses comparables à celles d’une commune de 40 000 voire 50 000 habitants.

Les perdants sont donc les habitants et surtout les derniers représentants des classes moyennes. Ceux que les opérations de rénovation urbaine ont tenté de faire revenir dans les quartiers, à coup de millions d’euros, pour apporter un minimum de mixité sociale. Cependant, en leur infligeant une hausse de 50% des impôts, on fait tout pour les faire fuir.

Programme anti-crise de Jacques Cheminade : mon projet contre les puissances de chantage du fascisme financier

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