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La crise turque

La rédaction
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Le 19 février, les marchés monétaires et financiers turcs ont implosé. Vu les liquidations sur les marchés obligataires et monétaires et le fait que la banque centrale a dû dépenser, en deux jours, ses 10 milliards de dollars de réserves pour tenter de sauver la lire, les taux d’intérêt sur les prêts de 24 heures ont atteint brièvement les 7100 %, alors qu’ils étaient à 40 % la semaine d’avant.

La crise turque - moins de deux mois après la dernière crise financière et un « prêt de sauvetage » de 11,4 milliards de dollars de la part du FMI - est moins due aux querelles entre le Premier ministre Bulent Ecevit et le président Ahmet Sezer, qu’aux trois causes suivantes :

  • les 115 milliards de dollars de la dette extérieure de la Turquie ;
  • les énormes montants de créances douteuses du système bancaire turc ;
  • et les conditionnalités liées au « prêt de sauvetage » du FMI.

En effet, pour obtenir ces 11,4 milliards de dollars, la Turquie a dû accepter des coupes sombres dans son budget, la privatisation de l’infrastructure et de l’industrie publiques, ainsi que d’autres mesures d’austérité qui enfoncent encore plus l’économie dans la récession. En sabrant les déficits publics, le FMI a privé le fragile système bancaire de sa plus grande source de profits, les bons du Trésor à 40 %.

La dévaluation de 36 % de la lire la semaine dernière signifie que la dette extérieure de ces banques augmente d’autant. La panique menace ces banques qui risquent fort de ne pas pouvoir rembourser leurs quelque 54 milliards de dollars de prêts, accordés essentiellement par les banques européennes. Cette année, les banques turques doivent rembourser environ 15 milliards de prêts libellés en dollars, dont quatre milliards au moins arrivent à échéance en mars. Le gouvernement d’Ankara aurait assuré à ces banques des liquidités en quantité illimité, afin de leur éviter la faillite, ce qui garantit une inflation explosive. Il se pourrait que celle-ci atteigne les 30 % cette année, ce qui jettera dans la rue les agriculteurs et d’autres personnes à faibles revenus, augmentant l’instabilité politique.

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