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La détresse des hedge funds

La rédaction
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Selon les rapports de différentes agences de surveillance des hedge funds, octobre 2005 aura été pour ces derniers le pire mois « depuis l’éclatement de la bulle des valeurs technologiques en mars et avril 2000 ». Déjà dans la période de mai à juillet, suite à la dégradation des dettes de GM et Ford au niveau poubelle, les fonds de protection ont été frappés de plein fouet.

Parmi les hedge funds ayant essuyé de lourdes pertes en octobre, Atticus Capital, un fonds de 8 milliards de dollars, a perdu plus de 10 % de son capital le mois dernier. Le plus grand fonds du groupe Third Point, géré par Daniel Loeb, a baissé de 9 % et Gartmore, dont le siège est à Londres, a alerté ses investisseurs qu’octobre avait été le pire des mois. Quant à Cantillion World Ltd, qui investit dans les capitaux propres, il a accusé une baisse de 3 % au mois d’octobre et de 10 % sur l’année. Un gérant de hedge fund londonien nous confiait que « les liquidités se sont pour ainsi dire asséchées pour les hedge funds », ajoutant que la Financial Service Authority britannique était « très préoccupée par les conditions de hedge funds » et qu’elle avait des difficultés à comprendre vraiment ce qui se passe dans ce secteur.

A cette dynamique, il faut ajouter un autre élément important augmentant les risques d’un effondrement systémique. Il y a quelques années encore, on pouvait toujours prétendre que les catastrophes en matière de produits dérivés étaient le résultat de décisions particulières prises par des courtiers irresponsables. Ce n’est plus le cas. Une part croissante du commerce des produits dérivés se fait actuellement par des programmes de commercialisation informatisés automatisés. Les bases de ces programmes avaient été jetées dans les années 70, notamment par les futurs lauréats du prix Nobel, Merton et Scholes, qui, dans les années 90, sont entrés au hedge fund LTCM et ont conduit le système financier international au bord du désastre.

Le remplacement progressif des courtiers par des programmes de commercialisation est déjà en soi préoccupant. Mais le problème est bien plus profond du fait que les banques et les hedge funds opèrent tous avec le même type de logiciel, menant à une uniformisation dans le secteur des dérivés, qui tend à amplifier toute perturbation sur les marchés. En juin 2005, le hedge fund GLG Partners, qui avait essuyé des pertes suite à la dégradation des dettes de GM, expliquait qu’à un moment donné, son « modèle mathématique » utilisé dans le commerce des produits dérivés n’avait pas fonctionné. A l’époque, le Financial Times avait commenté : « L’aveu est significatif, car d’autres banques et hedge funds semblent avoir utilisé des modèles similaires de commercialisation, c’est-à-dire qu’ils ont peut-être essuyé eux aussi d’importantes pertes sur les produits dérivés. »

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