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La diplomatie internationale face à Téhéran

La rédaction
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Les 2 et 3 septembre, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, s’est rendu dans la capitale iranienne pour y rencontrer le président du Conseil de sécurité nationale, Ali Larijani, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, l’ancien président Hashémi Rafsanjani, le président Ahmadinejad et le chef suprême de l’Iran, Ali Khameini. Les discussions ont été « bonnes et constructives », dit-il à la presse par la suite, elles « m’aideront à l’avenir ».

Comme nous l’écrivions la semaine dernière, les dirigeants iraniens sont prêts à discuter de toutes les questions avec les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine) plus l’Allemagne, mais rejettent catégoriquement comme préalable l’arrêt de leur programme d’enrichissement de l’uranium.

Lors de leur réunion du 1er septembre en Finlande, les ministres des Affaires étrangères de l’UE, de la Russie et de la Chine ont signifié que, bien que « regrettant » la position de l’Iran, ils comptent poursuivre les entretiens. Le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, doit rencontrer Larijani prochainement et les ministres des Affaires étrangères des P5 + l’Allemagne doivent se réunir à Vienne.

Par ailleurs, la Russie, la Chine et l’UE, y compris la Grande-Bretagne, ont clairement signifié leur opposition à la prise de sanctions contre l’Iran, du moins à ce stade. L’administration Bush ne pourrait donc pas obtenir du Conseil de sécurité une résolution favorable à des mesures punitives contre l’Iran, il est plus probable qu’elle opte pour une « coalition des volontaires » dirigée par les Etats-Unis. Des pressions particulières seraient exercées sur l’Allemagne, importante exportatrice de produits industriels en Iran. En pratique, un régime de sanctions contre Téhéran serait inefficace.

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