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La diplomatie privée de Greenspan

La rédaction
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Selon un article paru dans le Washington Post du 27 mai, le directeur de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a tenu de nombreuses réunions politiques avec d’importants membres du gouvernement, dont le vice-président Dick Cheney et le ministre de la Défense Donald Rumsfeld. En fait, depuis 1996, Greenspan a eu des rencontres de plus en plus fréquentes avec des dirigeants et des membres du Council of Economic Advisors de la Maison-Blanche, selon Kenneth Thomas de la Wharton School of Economics, qui s’appuie sur des documents officiels obtenus dans le cadre du FOIA. « Le président [de la Fed], écrit-il, a rencontré (...) Cheney au moins dix-sept fois depuis début janvier 2001 ; (...) Rumsfeld, onze fois, Rice, douze fois, [le chef de cabinet de la Maison-Blanche] Andrew Card, six fois, le sous-secrétaire à la Défense Paul Wolfowitz, deux fois, et le chef de cabinet de Cheney, Lewis Libby, une fois, selon le planning de Greenspan à la Fed. » Par contre, il n’a eu qu’une seule rencontre avec Colin Powell.

Le New York Times du 13 mai a rapporté un tête-à-tête entre Greenspan et Rumsfeld, suite au scandale des tortures d’Abou Ghraib. Le 30 avril, près d’une semaine après la diffusion des premières photos, Rumsfeld organisa un « petit dîner à son domicile à Washington » pour délibérer sur les meilleurs moyens pour le ministre de la Défense de se défendre, auquel assistaient le président Bush, sa femme Laura, le néo-confédéré Jeff Session et Greenspan.

Il semblerait que Greenspan soit proche de Cheney et de Rumsfeld depuis près de vingt-cinq ans. Dans son livre, Maestro : la Fed de Greenspan et le boom américain, Bob Woodward affirme que peu après l’invasion du Koweit par Saddam Hussein, le 2 août 1990, Greenspan « consulta son ami de longue date (...) Dick Cheney », à l’époque ministre de la Défense de Bush senior, qui lui donna un « briefing top secret ». Greenspan convoqua alors une réunion du Federal Open Market Committee de la Fed le 21 août 1990, soit des mois avant l’annonce de l’attaque américaine contre l’Irak. Sur la base du briefing du vice-président, Greenspan déclara à la réunion que « les chances d’une guerre au Moyen-Orient sont à 50-50. (...) Nous sommes en plein tumulte économique et politique. Dans ce type d’environnement, il est crucial d’avoir une ancre stable dans le système économique. Elle ne peut pas être le budget, elle doit être la banque centrale . »

Toujours selon Woodward, « le 16 janvier, à la veille du début des frappes aériennes, Cheney donna un autre briefing à Greenspan. Le 1er février, Greenspan décida de baisser les taux d’intérêt d’un demi pourcent. » Il s’accommodait visiblement de la politique de guerre.

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