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La direction du Parti démocrate américain s’autodétruit

La rédaction
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Après les élections de mi-mandat du 5 novembre, les républicains ont désormais la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, en plus du contrôle de la Maison Blanche, et cela pour la première fois depuis cinquante ans. Il ne fait aucun doute que le parti de la guerre au sein du gouvernement va tenter d’exploiter ce qu’il présente comme un « mandat populaire » octroyé à George W. Bush, afin de précipiter une guerre en Irak.

En réalité, il ne s’agit nullement d’un « mandat » pour Bush ni pour sa politique de guerre. Les républicains doivent leur « victoire » aux dirigeants démocrates qui, en transformant de fait leur parti en un deuxième parti républicain, ont renoncé à se battre.

En effet, la direction « officielle » du Parti démocrate, en l’occurrence le Democratic Leadership Council (DLC) du sénateur Joe Lieberman, s’est détruite elle-même. Depuis le printemps dernier, Lyndon LaRouche mène une bataille politique sans merci contre ce courant pour avoir trahi les origines et les objectifs du parti. A ce jour, on peut dire que l’avenir de Lieberman est compromis. En apprenant les résultats électoraux, Lyndon LaRouche a déclaré que, comme dans une tragédie classique, la scène était jonchée de cadavres et que l’on pouvait désormais les évacuer. Le prochain acte peut donc commencer et il s’agira de la bataille finale pour le contrôle du Parti démocrate.

La responsabilité de Lieberman dans l’échec des démocrates est incontestable : tous les députés démocrates sortants qui ont été battus, à une exception près, appartenaient au DLC. Sur les onze candidats au Sénat pour lesquels Lieberman a fait campagne, huit ont perdu, deux ont gagné et un troisième, Mary Landrieu, est en ballottage en Louisiane. Lieberman lui-même a perdu la présidence de la commission des Affaires gouvernementales du Sénat. Kathleen Kennedy Townsend, du puissant clan Kennedy, a vu le poste de gouverneur du Maryland lui échapper, en grande partie parce qu’elle s’est présentée comme la candidate du DLC.

En revanche, ceux qui ont pris leurs distances avec ce même conseil ont été récompensés. C’est le cas notamment de Chris van Hollen, qui a remporté une victoire surprise comme député du Maryland.

Outre la trahison politique des dirigeants démocrates « consacrés », on a assisté à des attaques pernicieuses contre différents candidats démocrates, sous forme de spots télévisés ou radiophoniques (selon les estimations officielles, la somme astronomique de 1 milliard de dollars a été déboursée au cours de la campagne). C’est ainsi qu’en Georgie, Max Cleland, un ancien combattant du Vietnam qui a perdu ses deux jambes et un bras dans cette guerre, a été accusé d’être un traître à son pays pour s’être opposé au projet de Bush pour la défense du territoire national. Il a été battu par le républicain Max Chambliss.

Par ailleurs, l’argent a coulé à flots dans les caisses de la Nation of Islam (musulmans américains), ainsi que dans celles de certaines églises de la communauté afro-américaine, en provenance de l’empire mondial des moonistes. Cet empire a également renfloué des fondamentalistes chrétiens notoires comme Jerry Falwell, un fidèle du camp Bush. Ceci explique, en partie, pourquoi la communauté afro-américaine manquait à l’appel des candidats démocrates traditionnels.

Au lieu d’apporter une réponse aux inquiétudes des électeurs quant à la menace de guerre, les dirigeants démocrates ont accepté la politique du gouvernement Bush. Dans le domaine économique, bien des candidats démocrates se sont plaints des problèmes mais sans proposer d’alternative viable. Dans la mesure où il y a eu un vote de protestation suscité par la situation économique, il s’est plutôt exprimé au niveau des gouverneurs, tenus pour responsables des conditions sociales et économiques. Dans plusieurs Etats autrefois industriels, les électeurs ont rejeté le gouverneur républicain lorsque celui-ci avait imposé une politique d’austérité draconienne, sabrant les programmes sociaux. C’est notamment le cas en Pennsylvanie, où le successeur de Tom Ridge (actuellement directeur de la défense du territoire) a été battu, ainsi que dans l’Illinois, le Michigan, le Wisconsin, l’Iowa, le Kansas, l’Oklahoma, le Tennessee et le Wyoming.

Il est clair, dans tous les cas, que les questions essentielles - l’économie et le danger de guerre - n’ont pas obtenu de réponse.

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