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La « doctrine LaRouche » : une mise à jour

La rédaction
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Quelques jours après la publication de la « Doctrine LaRouche pour l’Asie du Sud-ouest », l’administration Bush a opéré un changement majeur en annonçant l’abandon du processus de « dé-baassification » en Irak. Paul Bremer, chef de l’Autorité provisoire de la Coalition (APC), a annoncé le 24 avril que l’armée irakienne, qu’il avait démantelée l’année dernière, serait reconstituée et que de « hauts généraux irakiens » seraient appelés à reprendre du service. Des dizaines de milliers d’enseignants, de médecins et d’infirmières - anciennement membres du Parti baas - seront également autorisés à travailler. La nécessité de reconstituer l’armée irakienne est un élément important de la proposition de LaRouche.

Dans une interview (à paraître en anglais et en arabe) accordée à Hussein Askary le 24 avril, LaRouche a estimé que la résistance en Irak avait dépassé la première phase de « guerre asymétrique de résistance », pour devenir « une institution (...), un gouvernement d’un type spécial ». Les Etats-Unis « ne peuvent pas se retirer » purement et simplement, car « nous avons détruit les structures de stabilité ». Par conséquent, les troupes irakiennes devront être mobilisées - avec l’assistance militaire américaine. « Nous n’avons pas besoin d’amener une vaste force d’occupation militaire. (...) Il nous faut simplement faire ce que nous aurions dû faire auparavant : fournir coopération et assistance pour la reconstruction du pays. (...) Rappelez les [militaires irakiens] et dites-leur qu’ils doivent sauver le pays. Et vous verrez que ça marchera . »

Expliquant comment mettre en œuvre la « doctrine LaRouche », son auteur a déclaré que son intention n’était pas de susciter une « discussion parlementaire », mais de soumettre une « proposition d’action » sur laquelle les institutions de la présidence américaine puissent se mobiliser immédiatement. Pour cela, il faut avoir, en Asie du Sud-Ouest, des partenaires « à qui parler », puisque ceux qui sont au pouvoir en Irak aujourd’hui ne sont pas des interlocuteurs appropriés. Ce « partenaire » ne peut être l’Irak seul, dit-il, mais plutôt « un groupe de nations de la région qui sont concernées par ce qui se passe en Irak », comme la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Egypte.

Selon LaRouche, la politique américaine envers le Sud-Ouest asiatique doit reposer sur la nécessité de bâtir un système économique de coopération positive en Eurasie, afin d’assurer la sécurité. Cet « aspect de la sécurité (...) ne signifie pas simplement la protection ; nous devons passer des accords qui soient acceptés par les responsables dans cette région. Toute tentative de rompre ces accords doit se heurter à l’opposition conjointe de toutes les nations de la région, d’un commun accord, au nom d’un intérêt commun. » Au cœur de l’accord, se trouve la perspective de développement économique à travers une coopération régionale, pour toute l’Asie du Sud-Ouest, « qui doit être considérée comme le carrefour entre la Méditerranée et l’océan Indien ».

Dans ce contexte, LaRouche a insisté sur l’importance du fait que la population irakienne est « hautement cultivée (...) et motivée par un puissant désir d’améliorer son pays ». De même, les Palestiniens constituent « une population bien éduquée en général, hautement motivée sur le plan culturel. Si on leur donne une chance, ils pourraient devenir un facteur positif. La population égyptienne a les mêmes qualités. » Si l’on se mettait d’accord sur une véritable perspective de développement, on pourrait assister à une transformation de la région, comme celle des Emirats arabes unis, qui s’est faite en vingt ans.

Face aux réponses positives reçues dès les premières diffusions de sa « doctrine », surtout dans les milieux arabes, LaRouche est revenu dans son interview sur la situation politique à l’intérieur des Etats-Unis. Il a rapporté avoir eu des discussions avec des représentants d’institutions de la présidence américaine, avec lesquels il souhaiterait établir un groupe de travail, afin de mettre en œuvre cette politique pour l’Asie du Sud-Ouest. Avec une « intensification des discussions internationales », on pourrait parvenir à un accord de principe sur les objectifs essentiels à atteindre pour résoudre la crise irakienne.

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