Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

La dynamique de grève de masse en Europe

La rédaction
visites
1225

La suppression de 12 000 emplois en Europe annoncée par le géant américain General Motors a provoqué des protestations de masse. Notamment dans deux usines OPEL en Allemagne, où l’on prévoit des réductions de dépenses de 500 millions d’euros ; outre l’annulation de certaines primes, la réduction des congés payés et l’augmentation du temps de travail, 10 000 postes en tout vont être supprimés à Bochum et Rüsselsheim. Les travailleurs de l’usine de Bochum ont aussitôt organisé un débrayage le 15 octobre, et des actions sont prévues dans toutes les usines GM/Opel d’Europe pour le 19 octobre.

Soulignons que des actions sauvages comme celle de Bochum sont extrêmement rares en Allemagne, où les relations au sein du monde du travail sont strictement réglementées. Un ferment de masse semble se consolider en Europe depuis les manifestations du lundi lancées en Allemagne en juillet. Cette dynamique est alimentée par la politique de « délocalisations » vers l’Europe de l’Est et l’Asie et la baisse du niveau de vie de la majorité des populations, dictée par la politique de Maastricht.

En Allemagne, la classe politique est déjà au bord de la panique. Deux responsables du SPD, le ministre de l’Economie Clement et le Premier ministre de Rhénanie du Nord/Westphalie, Peer Steinbrück (qui avaient tous deux dénoncé début août les manifestations du lundi ), ont qualifié de « déraisonnables » les actions menées chez Opel, appelant à la reprise du travail. Le syndicat IG Metall a également été pris de court par la réaction spontanée des ouvriers.

Cependant, les protestations gagnent d’autres secteurs de la population. A Bochum, des travailleurs d’autres entreprises ont rejoint les manifestants d’Opel, et à Rüsselsheim, beaucoup de citoyens, dont la plupart ont au moins un parent chez le géant de l’automobile, sont descendus dans la rue. On estime, en effet, que la suppression de 10 000 emplois chez Opel se traduira par 40 à 50 000 licenciements chez ses fournisseurs, les commerces locaux et différentes sociétés de services.

Le mouvement ira certainement en s’amplifiant puisqu’une nouvelle vague de licenciements dans d’autres sociétés a été annoncée début octobre : 000 chez Bombardier (équipement ferroviaire), 1300 chez SAP (logiciels), 1000 chez FAG Kugelfischer (roulements à billes). En outre, trois chaînes de grande distribution, SPAR, Quelle-Karstadt et Schlecker, prévoient chacune la suppression de 10 à 15 000 emplois.

Ailleurs en Europe :

  • aux Pays-Bas, les travailleurs du secteur des transports ont fait une grève nationale de 24 heures le 13 octobre ;
  • en Espagne, la grève de 12 000 employés des chantiers navals IZAR continue ;
  • en Suisse, les travailleurs du secteur public ont lancé une journée d’action nationale le 23 septembre ;
  • en France, des pêcheurs ont organisé des blocus de ports et les camionneurs des opérations escargot dans la deuxième quinzaine de septembre ;
  • en Italie, un rassemblement national devant réunir un million de travailleurs est prévu pour le 6 novembre à Rome.
Helga Zepp-LaRouche appelle à des mesures d’urgence pour assurer le plein emploi

Le 18 octobre, le mouvement larouchiste en Allemagne (BüSo et LYM) a commencé à diffuser un nouveau tract intitulé « Arrêtons la destruction économique de l’Allemagne ; appliquons à nouveau la loi de stabilité de 1967 ».

Destiné à être distribué aux manifestations du lundi et auprès des différents piquets de grève, ce texte, rédigé par Helga Zepp-LaRouche, note que la crise à Opel/GM est un symptôme de la « deuxième phase de la désindustrialisation » en Allemagne, en particulier dans la région de la Ruhr où le secteur du charbon et de l’acier a été réduit à la portion congrue. Comme on peut le lire dans ce tract, le « dégraissage » et les délocalisations dans le secteur industriel, ainsi que l’explosion du prix de pétrole, sont des expressions de la crise générale du système financier et économique global, tout comme les bulles immobilières spéculatives, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume uni. Le respect des conditions d’austérité dictées dans le cadre de Maastricht va à l’encontre des intérêts fondamentaux de la population.

Helga Zepp-LaRouche exige l’application de mesures d’urgence, conformément à la « loi de stabilité » de 1967, qui confère au gouvernement le pouvoir (et l’obligation) de prendre des mesures destinées à assurer le plein emploi. Avec 8,6 millions de sans emplois en Allemagne, lit-on, un tel programme devrait s’inspirer du New Deal de Franklin Roosevelt ou des plans de Lautenbach et de Woytinski-Baade-Tarnow de 1931, malheureusement jamais mis en œuvre. L’élection de John Kerry à la présidence des Etats-Unis ouvrira la possibilité d’une initiative de type New Deal outre-Atlantique, grâce à l’influence que Lyndon LaRouche exercera au sein du Parti démocrate et du gouvernement.

Contactez-nous !