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La grippe H1N1 frappera des millions de pauvres

La rédaction
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22 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Un rapport confidentiel de l’ONU, dont l’Observer a pu se procurer un exemplaire, avertit que la pandémie de grippe A/H1N1 pourrait faire des millions de victimes dans les pays en voie de développement et y provoquer une désorganisation des Etats.

Ce rapport de 47 pages, commandé par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, souligne que le manque d’infrastructures de base dans le domaine de l’eau, de l’énergie et du transport, combiné à un sous investissement chronique dans les infrastructures de santé (secteur déjà mis à rude épreuve par la tuberculose, le paludisme et le VIH), rendent ces pays extrêmement fragiles.

« Si les fournisseurs de carburant, d’alimentation et de transport n’élaborent pas rapidement des plans de continuité d’activité, les conséquences de la pandémie seront encore plus graves », souligne l’étude.

Ce constat intervient après le cri d’alarme lancé par les responsables de l’OMS, qui se trouvent dans l’incapacité de réunir ne serait-ce que la moitié d’une telle somme. Le 17 septembre, le rapport de l’ONU fut envoyé à tous les ministres de la Santé des pays membres, désignant les 75 pays les plus vulnérables, du fait d’une capacité de résistance extrêmement faible. Il s’agit de 6 pays d’Amérique latine, dont Cuba et la Bolivie ; 21 pays d’Asie, y compris la Corée du nord et le Bangladesh ; et 40 pays d’Afrique, dont le Congo et l’Erythrée.

Pour éviter cette situation, les pays riches devraient prendre en charge les 900 millions de livres nécessaires pour couvrir la dépense en anti-viraux et en vaccins permettant de protéger en priorité, dans quelque 85 pays, le personnel médical et les malades les plus gravement atteints, soit environ 5 à 10% de la population. Une somme supplémentaire de 147 millions de livres permettrait d’organiser des campagnes de vaccination plus étendues, d’améliorer l’information et surtout d’équiper les pays en laboratoires d’analyse.

Rappelons qu’à ce jour, la production mondiale de l’ensemble des vaccins existants, un secteur d’activité d’une rentabilité extrêmement faible, ne représente que 15 milliards de dollars par an, soit environ 3% des profits de l’industrie pharmaceutique.

Pour l’instant, seuls quelques pays, dont la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, se sont engagés à offrir à ces pays l’équivalent de 10% de leurs propres vaccins contre la grippe H1N1 pour enrayer l’épidémie.

La générosité dont nos dirigeants ont fait preuve à l’égard des banques et des spéculateurs ne semble plus au rendez-vous, car « c’est la crise » !

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