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La guerre dans le Caucase

La rédaction
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Une guerre à grande échelle fait rage depuis le début du mois d’août, dans la république du Daghestan - place stratégique dans la Caucasie russe. Le Daghestan relie le reste de la Russie à l’Azerbaïdjan - et donc au pétrole de la mer Caspienne du fait que tous les pipes lines de pétrole qui proviennent d’Azerbaïdjan traversent le Daghestan avant d’atteindre la côte russe de la mer noire. Le Daghestan, qui a aussi une frontière avec la Tchétchénie à l’ouest et avec la Géorgie au sud-ouest, est ainsi la république caucase russe qui présente le plus grand potentiel « de contagion » vis à vis de ces pays particulièrement instables que sont la Tchétchénie et les républiques transcaucasiennes de l’Azerbaïdjan et de la Georgie.

La première étape de cette « contagion » a eu lieu le 13 août, lorsque les avions russes ont bombardé accidentellement le territoire georgien. Une telle contagion pourrait entraîner directement une crise avec l’OTAN dans laquelle aussi bien la Georgie que l’Azerbaïdjan espèrent entrer. L’Azerbaïdjan à même été jusqu’à demander des bases de l’OTAN, des Etats-Unis ou de la Turquie sur son propre territoire. Cependant, l’insurrection dans le Daghestan pourrait déclencher un ensemble de conflits inter-ethniques qui s’étendrait jusque dans l’Azerbaïdjan.

Ceci pourrait constituer un prétexte permettant à l’Azerbaïdjan de demander l’aide de l’OTAN, créant un potentiel de conflit entre superpuissances en Caucasie. La guerre du Daghestan a été lancée par des bandes de fanatiques armés wahabites sous influence britannique qui, opérant depuis le territoire tchétchène sont rentrées dans le Daghestan. Ces insurgés s’opposent au Président tchétchène modéré, Aslan Maskhadov. Reproduisant la tactique Taliban récemment mise en oeuvre dans l’Etat indien du Kashmir, ces unités wahabites d’origines ethniques différentes - Tchétchènes, Dagestans, Arabes et Afghans - occupent des positions dans des régions montagneuses du Daghestan.

Depuis le week-end du 7 et 8 août, jusqu’à 2000 insurgés ont affronté les troupes russes. Ce n’est pas une coïncidence si c’est précisément le jour du coup Eltsine-Poutine, que les insurgés wahabites ont fait la proclamation suivante : « Nous, les Musulmans du Daghestan, déclarons officiellement la restauration de l’indépendance de la république islamique du Daghestan. » La déclaration appelait « tous les Musulmans » à aider le Daghestan à se débarasser des « occupants » russes. Ajoutant une autre provocation, les insurgés appelèrent le célèbre terroriste tchétchène, Shamil Basayev, à prendre la tête de leur « Etat ».

Lors de sa première déclaration sur la crise du Daghestan, Poutine annonça qu’il restaurerait « l’ordre et la discipline » dans les « deux semaines ». Aucun observateur sérieux ne le croit, alors que toutes les conditions ont été réunies pour une guerre irrégulière prolongée dans la région du Caucase. La Famille Eltsine et Poutine cherchent à provoquer une escalade militaire afin de diriger la politique intérieure par des moyens extra-constitutionnels en décrétant un « état d’urgence ».

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