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La haine synarchiste contre une Allemagne réunifiée perdure

La rédaction
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11 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Les beaux sourires des célébrations des derniers jours, ainsi que l’ouverture des archives diplomatiques anglaises et françaises sur la période précédant la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, donne l’espoir qu’un jour, l’on pourra pardonner les obsessions géopolitiques délirantes du triumvirat George Bush père, Margaret Thatcher et François Mitterrand de 1989.

Hélas, un article de l’ancien ambassadeur américain John Kornblum, paru le 6 novembre dans le quotidien libéral allemand Frankfurter Algemeine Zeitung nous rappelle brutalement qu’une Allemagne réunifiée et souveraine, fait toujours peur à l’oligarchie financière.

Après une longue carrière diplomatique, notamment en tant que collaborateur de Kissinger à l’époque du coup d’Etat de Pinochet au Chili, Kornblum a été le représentant américain auprès de l’OTAN en 1989 et ambassadeur des Etats-Unis à Berlin de 1997 à 2001. Grand ami de Felix Rohatyn, il présidera par la suite la banque synarchiste Lazard Frères Allemagne et reste une personnalité incontournable dans toutes les relations transatlantiques.

Sous le titre : « Centre d’un monde intégré – L’Allemagne et les fantômes du passé », Kornblum démarre son article avec une citation de Friedrich Nietzsche où ce dernier met en garde contre le peuple allemand qu’il considère comme totalement imprévisible et de la pire espèce.

Ensuite Kornblum s’attarde sur la recherche identitaire du peuple allemand et s’en prend à Bush père qui, en 1990, avait fini, après la réunification, par offrir à l’Allemagne un « partenariat dans le leadership ».

A l’époque, affirme-t-il sans mentionner une seule fois François Mitterrand, « il y avait ceux qui espéraient que la réunification allemande allait permettre à l’Allemagne d’enterrer son passé dans une Europe unie ».

Cependant, affirme-t-il, la « renaissance d’un leadership spécifiquement allemand était la dernière chose que la plupart des Allemands appelaient de leurs vœux. Ainsi, cette proposition du Président américain créa le soupçon, et pas seulement chez eux, que Washington cherchait à instrumentaliser l’Allemagne pour torpiller l’émergence de l’Union européenne ».

En ce qui concerne l’affaiblissement de l’Europe, dit Kornblum, les Européens, y compris les Allemands, y arrivent assez bien. « Depuis 2001, l’Allemagne a couplé sa rhétorique europhile avec son égoïsme croissant chaque fois que ses intérêts nationaux sont en cause. Après le 11 septembre, et en 2008, en pleine crise financière — deux crises majeures qui aurait été mieux servies avec un leadership Allemand réfléchie dans l’alliance – l’Allemagne a suivi ses instincts sans tenir compte de l’unité européenne et encore moins l’unité atlantique. »

« La République de Berlin a conclut à la hâte un accord pour construire un gazoduc sous la mer Baltique, et cela en dépit des doutes exprimés par des pays membres de l’UE tels que la Pologne, la Finlande et l’Estonie qui ont déjà eu des expériences douloureuses dans le passé avec des accords Germano-russes. Et dans ce style, ça continue. La Cour constitutionnelle allemande vient de rendre son verdict et affirme que le Traité de Lisbonne, auquel tout le monde aspire pour approfondir l’intégration européenne, n’est pas congruent avec la Loi fondamentale allemande.

« Wolfgang Münchau, dans le Financial Times, affirme que la décision de la Cour exprime le sentiment nationaliste, qui n’est pas sans nous rappeler l’époque post-Bismarck, qui prévaut actuellement à Berlin. Au moins ceux qui sont dans une union monétaire avec l’Allemagne devraient s’en soucier » conclut-il.{}

Enfin, Kornblum somme l’Allemagne de ne pas céder aux chants des sirènes du nationalisme et d’accepter un rôle dans une mondialisation ultra-libérale, au « centre d’un monde intégré », bien sur, à l’intérieur d’une alliance transatlantique renouvelée qu’il définit comme constitué de « nouvelles communautés politiques qui ne sont plus nationales dans le sens étroit, ni non plus global d’une façon amorphique, et dont les contours ne sont pour l’instant que des hypothèses… »


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