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La hausse boursière menace « l’ensemble du système financier »

La rédaction
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Dans son Rapport sur l’inflation dans l’Euroland en juin 2000, la Deutsche Bank Research (DBR) a inclus un supplément de deux pages sur la question du « prix des actifs », dans lequel elle estime que les banques centrales devraient prendre leurs décisions monétaires non seulement en fonction de l’inflation des prix à la consommation (PIC), mais aussi de l’augmentation des prix des actifs financiers - valeurs boursières et prix immobiliers. On trouve dans ce supplément quelques observations plutôt utiles, par exemple le fait que l’expérience des bulles boursières, comme celle du Japon de 1989-1990, montre qu’elles correspondent à « des prêts et des investissements excessifs ». Et dès l’éclatement de la bulle, la destruction des excès provoque habituellement « des perturbations durables au niveau de l’activité économique qui sont incompatibles avec la tâche d’une banque centrale consistant à stabiliser l’inflation et la production » et peuvent même « menacer l’ensemble du système financier ».

Les banquiers centraux devraient aussi se préoccuper des prix des actifs financiers parce que, selon la DBR, les bulles boursières alimentées par l’afflux de capitaux étrangers tendent à cacher l’inflation des prix à la consommation : « Les bulles boursières ne peuvent exister sans l’approvisionnement par les banques centrales de liquidités suffisantes. Il pourrait donc être prématuré que les banquiers centraux ignorent les signaux envoyés par une forte croissance monétaire uniquement parce que la mesure traditionnelle de l’inflation [le PIC] n’indique pas de pression imminente sur les prix. Au contraire, des hausses boursières peuvent souvent provoquer d’importants afflux d’investissements étrangers dans le pays. Cela peut conduire à une appréciation du taux de change qui, à son tour, a un effet modérateur sur l’inflation. »

Même si, selon ce rapport, les banquiers centraux reconnaissent le rôle des prix des actifs, ils hésitent en général à intervenir de peur d’aggraver les choses : « En raison de l’importance des attentes sur les valeurs des actifs, les effets d’une politique monétaire sur les prix des actifs sont difficilement prévisibles et loin d’être linéaires. Les banquiers centraux doivent craindre qu’un certain point critique puisse déclencher une spirale descendante et mener à des perturbations encore plus grandes du système économique. (...) Ces perturbations pourraient menacer l’ensemble du système financier si d’importants acteurs devenaient insolvables. »

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