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La hausse des taux directeurs nippons et ses répercussions

La rédaction
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Bien que la grande presse financière cherche à en minimiser la portée, l’augmentation annoncée par la Banque du Japon, le 21 février, pourrait signaler le début de la fin du système. Pour illustrer les réactions, il suffit de considérer quelques grands titres : International Herald Tribune : « Hausse des taux japonais peu susceptible d’interrompre l’afflux de yens à l’étranger » ; Reuters : « Engouement pour le carry trade en yens : pas de fin en vue » ; Globe and Mail : « La hausse des taux du yen provoquerait une petite ondulation dans la piscine du carry trade », ou encore Bloomberg, qui cite le directeur des devises étrangères de Scotia Capital : « Le carry trade se porte bien ».

Réfutant ces illusions, un banquier européen nous a confié qu’il « n’y a rien dans le système financier global qui ne soit lié, en fin de compte, à ce carry trade en yens ». Informé de la mise en garde de Lyndon LaRouche à propos du danger de krach, un économiste américain a estimé que la décision japonaise pourrait avoir un impact massif. A l’échelle mondiale, on compte entre 500 et 600 milliards de dollars d’investissements en dehors du Japon qui dépendent de yens empruntés. Si cette devise commence à monter maintenant, l’effet dépassera largement le pourcentage de 0,25 %.

Les principaux bénéficiaires du carry trade sont les grandes banques, les hedge funds et fonds d’investissement actifs dans les produits dérivés. Pour survivre, cette bulle doit continuer à gonfler, c’est-à-dire à créer du profit, ce qu’elle ne peut faire sans un afflux continuel de liquidités. Faute de quoi, elle éclatera. Au centre du phénomène des hedge funds, on trouve les Britaniques. Dans son édition du 3 au 9 février, The Economist l’a reconnu explicitement dans un article vantant la City de Londres, qui est le plus grand centre financier au monde, ainsi que le centre de ce nouvel Empire britannique instauré par la mondialisation.

Hormis la City, il y a le Commonwealth, avec les Bermudes et les Bahamas, ou encore les îles Caiman, une colonie de la couronne britannique que l’on peut considérer comme la capitale des hedge funds. Selon l’Autorité monétaire de ces îles (CIMA), sur les 9000 hedge funds à l’échelle mondiale, 7481 sont enregistrés aux îles Caiman. Ces marchés off-shore ne sont soumis aux régulations et aux contrôles d’aucune banque centrale ou gouvernement. En 1993, une « loi sur les fonds de placement » a été adoptée pour faciliter la création ou la déclaration de hedge funds dans un système dérégulé. Dès le début de l’économie bulle, avec la création du marché de l’eurodollar, les îles Caiman sont devenues l’Eldorado de l’émission non contrôlée de crédit, et l’adoption de cette loi en 1993 leur donna un rôle encore plus central dans l’« industrie financière ».

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