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La lutte autour de la dette argentine

La rédaction
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Les négociations sur l’endettement argentin sont entrées dans une phase décisive. Le gouvernement de Buenos Aires a organisé une tournée de plusieurs villes européennes afin de convaincre les détenteurs privés des obligations sur lesquelles l’Etat a déclaré une cessation de paiements, d’accepter l’offre finale du gouvernement : l’échange des anciennes obligations contre de nouvelles, couvrant quelque 25 % de leur valeur et qui viendront à échéance dans 30 ans. De cette dette irrécouvrable de 80 milliards de dollars, les investisseurs privés en détiennent environ 35. 25 % d’entre eux sont en Italie (14 milliards) et en Suisse. C’est pourquoi sur les huit villes visitées par le sous-secrétaire d’Etat chargé des Finances, Giullermo Nielsen, six se trouvent dans ces deux pays.

Pour réussir, l’offre du gouvernement argentin doit être acceptée par au moins 85 % des détenteurs. Il est déjà assuré de l’approbation d’environ 40% d’entre eux, correspondant aux grands investisseurs institutionnels. Cependant, le Comité global des détenteurs d’obligations argentines, co-présidé par le banquier italien Nicola Stock, continue de rejeter l’offre. Il est soutenu en cela par le ministre italien des Finances, Domenico Siniscalco, qui veut que le G-7 et le FMI interviennent pour obtenir un meilleur taux de remboursement.

Comme Nielsen l’a fait valoir pendant sa tournée, au moment de l’émission des obligations, l’une des conditions de vente était que les banques ne devaient pas les revendre à des particuliers. Mais au 31 décembre 2001, les banques italiennes ne détenaient plus que quelque 400 millions de dollars d’obligations, ayant revendu le reste (14 milliards) à leurs clients dupes - soit environ 450 000 « petits investisseurs ».

En automne 2004, une proposition de loi a été déposée à la Chambre italienne par un député de la Lega Nord, Giudo Giovanni Rossi, prévoyant que les banques remboursent aux détenteurs 50% de la valeur des obligations, ce qui, venant s’ajouter aux 25% offerts par le gouvernement argentin, leur permettrait de récupérer les trois quarts de leurs investissements. En dépit d’un important soutien à la Chambre, nous a dit Rossi, « suite aux pressions intenses des banques, la proposition est bloquée à la commission des finances ».

Paolo Raimondi, représentant de Lyndon LaRouche en Italie, a fait une déclaration demandant au gouvernement italien de renoncer à son attitude hostile envers l’Argentine et à obliger les grandes banques à rembourser les « petits » clients. La crise de la dette argentine montre une fois de plus l’urgence d’une réforme radicale du système monétaire et financier international.

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