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La manie des acquisitions ne connaît plus de bornes

La rédaction
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A six semaines de la fin de l’année, le volume de fusions et acquisitions (FA) pour 2006 a déjà dépassé le record précédent de 2000, marqué par les mégafusions AOL/Time Warner et Vodafone/Mannesmann. Au 20 novembre, selon Dealogic, la valeur totale des FA déclarées pour 2006 atteignait 3460 milliards de dollars, contre 3300 milliards en 2000. Un peu moins de la moitié (47 %) de ces transactions concerne l’Europe, nouvelle cible de prédilection des hedge funds et des fonds de placement privés.

Le volume d’acquisitions par emprunt (leveraged buyouts), pour la plupart réalisées par des fonds de placement privés, a presque triplé cette année par rapport à l’année dernière, passant de 222 milliards à 616 milliards de dollars. Les services financiers représentent 580 milliards de dollars des fusions annoncées. De manière générale, les FA concernent surtout les secteurs des télécommunications et des mines. Ainsi, au 21 novembre, le volume dans le secteur minier avait dépassé 113 milliards de dollars, soit le double de 2005 et le triple de 2004.

En l’espace de 24 heures, entre le 19 et le 20 novembre, on a annoncé de nouvelles acquisitions se montant à 75 milliards de dollars, dont l’achat de Equity Office Properties Trust par Blackstone, à ce jour la plus grande acquisition par emprunt, ainsi que la fusion à hauteur de 26 milliards entre Phelps Dodge et Freeport-McMoRan Cooper & Gold, dans le secteur des matières premières. Ces deux sociétés, qui n’avaient pas d’endettement net jusque là, ont désormais 15 milliards de dollars de dettes nettes et, en prime, leur note est passée de « première qualité » (investment grade) au niveau « poubelle » (junk) - en raison des emprunts bancaires faramineux contractées pour l’opération.

Il est révélateur de constater la différence marquée entre la vague actuelle de FA et celle de 1999-2000, déjà massive. A l’époque, les acquisitions étaient généralement financées par des transferts d’actions d’entreprise, tandis qu’aujourd’hui, elles le sont pour la plupart en liquide - c’est-à-dire par des emprunts. C’est ainsi qu’un défaut de paiement de la part de ces sociétés cibles si fortement endettées risque de faire sauter tout le marché de crédit. A elles seules, les sociétés américaines pourraient contracter cette année pour 750 milliards de dollars de dette classée « poubelle », dont 80 % auprès de banques.

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