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La mis en garde du président de la SEC américaine

La rédaction
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Jusqu’à présent, Arthur Levitt, président de la Security and Exchange Commission (SEC), la COB américaine, n’était pas connu pour ses mises en garde contre la spéculation et d’autres formes d’« exubérance irrationnelle » des Bourses. Mais lors de la Conférence des stratégies d’investissement organisée le 12 février par le Los Angeles Times, il a fait entendre un nouveau son de cloche - ce qui laisse supposer que la SEC s’attend à quelque chose de bien désagréable sur les places boursières.

« Avec toute la richesse générée au cours de plus d’une décennie d’embellie sur les marchés, l’attitude de tout le monde envers les investissements ces jours-ci se résume à cette question : "Qui veut devenir millionnaire ?". Malheureusement, en Bourse, on n’a pas de bouée de sauvetage. » Dans la course aux profits financiers, on oublie, dit-il, les données fondamentales de l’investissement. Quant à la ruée sur les actions liées à l’Internet, Levitt estime que certaines nouvelles compagnies ne survivront pas très longtemps, d’où l’importance de ne pas investir « les yeux fermés ».

« Il y a une différence entre échanger (trading) et investir. Echanger, c’est acheter parce qu’on croit que le cours de l’action va monter, indépendamment de qu’on croit être la vraie valeur de l’action. C’est un simple jeu basé sur le pari. Vue l’augmentation du nombre de traders et la volatilité des marchés, l’échange ressemble de plus en plus aujourd’hui à la loterie. (...) Investir dans le long terme signifie s’intéresser aux données fondamentales qui caractérisent une compagnie solide - la compagnie a-t-elle une vision, un modèle commercial qui marche, une bonne équipe de gestionnaires ? (...) »

Il a surtout critiqué la tendance des traders à prêter de l’argent à leurs clients pour qu’ils achètent des actions à crédit. Dans ce type d’achat, on ne verse au départ que 50 % du prix de l’action. « Nombreux sont ceux qui se créent des difficultés financières en accumulant des risques sur d’autres risques, dit-il. C’est l’achat d’actions à crédit qui m’inquiète aujourd’hui. (...) Ces deux derniers mois, le niveau de dettes [résultant de ces achats] a augmenté encore plus rapidement que celui de la Bourse. » Lorsque les marchés sont volatiles, on peut exiger de l’investisseur ayant fait le paiement initial qu’il fournisse de nouvelles liquidités en cas de baisse du prix de l’action. vendre leurs titres achetés à crédit sans les en prévenir et potentiellement au prix d’une perte substantielle pour l’investisseur. Quand vous achetez à crédit, vous pouvez doubler vos revenus, mais vous pouvez doubler aussi vos pertes ». Selon la Bourse de New York, les crédits pour achats d’actions ont augmenté de 36 % depuis septembre 1999, pour atteindre le niveau record de 243 milliards de dollars. En revanche, sur la même période, l’ensemble de l’activité boursière n’a augmenté que de 13 %.

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