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La mise en œuvre du NSSM-200 en Afrique

La rédaction
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Comme l’ont noté des spécialistes européens des finances et du renseignement, le tristement célèbre National Security Study Memorandum 200 (NSSM-200) joue à nouveau un rôle central dans la stratégie de l’oligarchie synarchiste anglo-américaine. Quant aux autres grands « acteurs » du système mondial - Europe occidentale, Russie et Chine - ils « jouent le jeu ».

Le NSSM-200 (titre officiel : Implications de la croissance démographique mondiale pour la sécurité et les intérêts outre-Mer des Etats-Unis) a été rédigé il y a trente ans, sous la direction de Henry Kissinger, alors conseiller à la Sécurité nationale du président Nixon. Ce document secret, rendu public en 1990, supposait que la croissance démographique dans les pays en voie de développement constituait une « menace » stratégique pour les Etats-Unis et tout l’Occident dans la mesure où ces pays pouvaient décider d’utiliser leurs ressources, notamment le pétrole et le gaz naturel, pour leur propre développement économique.

Parmi les pays à qui ce mémo recommandait la « modération démographique », nous citerons le Bangladesh, le Brésil, la Colombie, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la Thaïlande et la Turquie. Au cours des trente dernières années, nombre de ces pays, dont le Bangladesh, la Colombie, l’Ethiopie et le Nigeria, ont été terriblement frappés par des guerres civiles ou des putschs manipulés depuis l’étranger, ou ont été relégués au rang d’« Etats faillis ». La propagation débridée du SIDA a mené à un dépeuplement catastrophique de certaines régions d’Afrique sub-saharienne, le taux de séropositivité atteignant 50% au Botswana, au Zimbabwe ou en Ouganda.

Au cours de ces trois décennies, la politique préconisée par le NSSM-200 a effectivement été mise en œuvre. Les quatre chevaliers de l’Apocalypse sont ici incarnés par les sociétés minières et pétrolières, les financiers et les courtiers de matières premières, les entreprises de mercenaires et les trafiquants d’armes. Nombre de ces forces sont basées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, mais sont aussi actives sur le continent européen. Une opération type est actuellement menée au Soudan, où l’insurrection du mouvement séparatiste du Sud (SLPM) dirigée par John Garang, un suppôt des Anglo-Américains, s’est étendue jusqu’au Darfour. Le but de ce mouvement est d’obtenir la partition du Soudan et la mainmise sur les ressources en pétrole et en eau, avec des répercussions évidentes sur l’Egypte.

Bien que les médias en parlent moins, on constate aussi de fortes activités politiques, commerciales et militaires - téléguidées depuis les Etats-Unis et l’Europe - dans la région riche en gaz et en pétrole s’étendant sur toute l’Afrique du Nord et la côte Ouest du continent. Il en est de même pour les régions d’Afrique centrale et australe, riches en minerais.

Prenons le cas de l’ancien « dictateur d’Etat voyou et sponsor du terrorisme international », Mouammar Kadhafi, devenu l’interlocuteur privilégié des gouvernements et des compagnies pétrolières anglo-américaines et européennes qui veulent participer à l’exploitation des réserves de pétrole et de gaz nouvellement découvertes dans le sud du pays. Depuis qu’il a « volontairement » dévoilé son programme d’armes de destruction massive en échange de la levée des sanctions économiques, Kadhafi est le partenaire de la croisade du gouvernement Bush contre ces mêmes armes. Depuis lors, le président du Conseil Berlusconi, le chancelier SCHRöDER et le Premier ministre Tony BLAIR se sont tous rendus en Libye, et Kadhafi a été invité à Bruxelles par la Commission européenne. La France entretient des « relations spéciales » avec ses anciennes colonies en Afrique du Nord, centrale et occidentale. Le Maroc est particulièrement lié à l’Espagne, notamment à cause de l’ancien Sahara espagnol où l’on a découvert d’importantes réserves pétrolières et gazières.

Dans le cadre de la « guerre au terrorisme », ou plutôt sous ce prétexte, le Pentagone et le département d’Etat ont lancé une « initiative trans-saharienne de contre-terrorisme », au nom de laquelle des forces spéciales américaines sont déployées dans toute la région allant de la Corne d’Afrique jusqu’au Sahara occidental. Ce programme pour le Sahel et le Sahara, lourd de 100 millions de dollars, comprend déjà le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Selon des sources fiables, l’armée américaine serait également présente au Maroc, surtout dans l’ancien Sahara espagnol, et peut-être aussi dans le sud de l’Algérie, en vue d’entraîner des forces locales et d’établir une coopération multinationale pour traquer Al-Qaida. Si la présence de l’organisation terroriste dans la région est contestée, celle d’importantes réserves de gaz et de pétrole l’est beaucoup moins. Les réserves d’uranium du Niger sont parmi les plus vastes au monde. Entre-temps, des hordes de criquets sont en passe de ravager les récoltes de céréales dans toute la région, laissant planer une menace de famine.

En Algérie, on a officiellement déclaré la fin de la guerre civile, tandis qu’au Maroc, on s’efforce de résoudre le problème de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. En descendant la côte occidentale de l’Afrique, le nouvel Eldorado du pétrole et du gaz, on constate que des tentatives de putsch ont eu lieu en Guinée équatoriale, au Sao Tomé, en Mauritanie et en Guinée Bissau, et des changements de régime au Libéria et en Sierra Leone.

Signalons que l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies, un temple des néo-conservateurs américains ayant des bureaux à Washington et à Jérusalem, a mis sur pied dès 2001 l’African Oil Policy Initiative Group, constitué de représentants du gouvernement américain, géants pétroliers, banques et autres « think tanks ». Celui-ci promeut la mainmise sur les ressources pétrolières africaines, ainsi que l’établissement de bases militaires américaines en Afrique occidentale.

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