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La mission de Zinni : déjouer le scénario d’allié en rupture de ban

La rédaction
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Une escalade sanglante a été orchestrée ces deux dernières semaines entre Israël et Palestiniens : depuis le 22 novembre, cinq écoliers palestiniens ont été tués par un piège israélien, le dirigeant du Hamas Mohamed Hanoud et deux hommes l’accompagnant ont été « liquidés » par l’armée israélienne, une douzaine de Palestiniens ont été abattus et les Forces de défense israéliennes (FDI) ont fait plusieurs incursions blindées dans la zone A de Gaza et la Cisjordanie. La réponse « programmée » s’est produite le week-end des 1er et 2 décembre : trois kamikazes palestiniens de la Djihad islamique et/ou du Hamas ont tué 26 Israéliens à Jérusalem (où une voiture piégée a explosé aussi) et à Haifa ; environ 200 israéliens ont été blessés.

Le contexte politique de cette escalade orchestrée a été 1) l’arrivée au Proche-Orient de l’envoyé spécial des Etats-Unis, le général (cr) Anthony Zinni ; et 2) la visite aux Etats-Unis d’Ariel Sharon, comprenant notamment une réunion avec George W. Bush au cours de laquelle il a cherché à convaincre le président américain que Yasser Arafat est tout simplement comme Oussama Ben Laden.

Ainsi, Israël se comporte suivant le mode de l’« allié en rupture de ban ». Sharon et les durs des FDI sont furieux contre le secrétaire d’Etat Colin Powell, considéré comme « pro-arabe » par le « lobby israélien ». Powell a dit à l’émission télévisée Larry King Show le 27 novembre : « Nous sommes pro-Israël (...) Mais je suis aussi pro-humanité. Et je suis pro-palestinien, dans la mesure où ce sont des êtres humains, dans la mesure où ils ont le désir de voir leurs enfants grandir en paix. Et ainsi mon travail consiste à essayer de rassembler les deux côtés, de sorte qu’ils puissent trouver une manière de vivre en paix dans ce merveilleux pays béni. »

Pour l’instant, Colin Powell a réussi à endiguer la dynamique visant à mener une attaque militaire contre l’Irak, ce qui lui vaut aussi les foudres des durs israéliens. Ceux-ci n’apprécient guère l’envoi sur place de Zinni pour « contrôler » leurs initiatives.

En réponse à la mission Zinni, Sharon a nommé une « équipe de négociation » aussi extrémiste que les unités spéciales qui exécutent les « coups ciblés » contre des militants et dirigeants palestiniens. A sa tête se trouve le chef d’état-major en second, le général Moshe Ya’alon, l’un des durs de l’état-major et l’homme qui a ordonné le coup contre Hanoud. Parmi les membres, on trouve le conseiller de Sharon sur les questions terroristes, le général de Division (cr) Mair Dagan. Dagan détenait le même poste auprès de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou. Dans les années 70, alors sous les ordres de Sharon, Dagan organisait les équipes d’assassins « Rimon » contre les militants de l’OLP dans la bande de Gaza. Autre membre de l’équipe, Dore Gold, le conseiller en politique étrangère de Sharon. Gold est né aux Etats-Unis où il a suivi ses études. C’est un conservateur dur bien connu qui a été l’ambassadeur aux Nations unies de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou. Sharon l’a désigné pour devenir l’année prochaine le nouvel ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, où il entretient de très bons contacts avec les cercles d’extrême-droite.

Maintenant, les « durs » israéliens veulent 1) occuper à nouveau les territoires palestiniens, 2) éliminer Arafat par tous les moyens (sans oublier l’infiltration par les Israéliens de groupes palestiniens extrémistes pour affaiblir Arafat) et 3) entreprendre des initiatives militaires contre la Syrie et l’Irak.

Résister à cette dynamique sera probablement la plus rude épreuve jusqu’à ce jour pour la politique étrangère de l’administration Bush. D’autant plus qu’il faudra écarter en même temps un cercle de fauteurs de guerre aux Etats-Unis mêmes qui incitent à un « conflit de civilisations » par-delà l’Afghanistan.

Pratiquement tous les jours, la grande presse américaine, comme le New York Times, le Washington Post ou le Washington Times, publie des articles réclamant du président Bush une attaque militaire contre l’Irak - et/ou le Soudan, l’Iran, la Syrie, la Libye, le Yémen, la Corée du Nord, etc., suivant les inclinations du rédacteur. Parmi les auteurs de ces appels à la guerre : l’ancien responsable du Conseil national de sécurité Leon Fuerth, l’ancien chef de la CIA James Woolsey, Frank Gaffney, l’ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, Zbigniew Brzezinski et Richard Perle. Au sein même du gouvernement, le vice-secrétaire de la Défense Paul Wolfowitz et le vice-secrétaire d’Etat Richard Armitage défendent des vues similaires.

En même temps, Powell rencontre un très fort soutien parmi les responsables politiques ouest-européens, de Russie et du monde arabo-islamique.

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