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La « mission impossible » de Köhler

La rédaction
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Le gouvernement des Etats-Unis a accepté de mauvaise grâce la nomination de Horst Köhler, actuellement à la tête de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Ayant déjà refusé le premier candidat allemand et celui de l’Union européenne, Cajo Koch-Weser, les Américains ne pouvaient rejeter aussi Köhler sans provoquer l’éclatement de tensions transatlantiques incontrôlables. Même le très pro-américain Frankfurter Allgemeine Zeitung, analysant ces frictions transatlantiques, évoquait dans son éditorial du 15 mars « le comportement arrogant d’une superpuissance ».

La deuxième raison de l’accord donné par les Etats-Unis à cette nomination est le fait que les gouvernements européens et Köhler semblent prêts à accepter un compromis sur les plans de réorganisation du FMI mis en avant par le secrétaire au Trésor américain Larry Summers et le « Comité Meltzer » du Congrès américain. C’est ce qu’a laissé entendre le numéro 2 de la Bundesbank, Juergen Stark, qui estime que le FMI n’accorderait plus de prêts à long terme. C’était l’une des exigences clés de Summers et de la « Commission Meltzer », qui veulent transformer le FMI en institution quasiment privée, dont les activités devraient se limiter à des crises financières systémiques menaçant directement le coeur même des secteurs bancaires du G-7 gravitant autour de Londres et de Wall Street.

Koehler semble chercher un accord « pragmatique » avec Summers, tout en essayant de prendre en considération une « nouvelle architecture financière » - comprenant un retour à la régulation des marchés financiers et un contrôle sur les pires excès de la spéculation. Cette dernière approche a été soutenue en automne 1998 à la fois par le président Bill Clinton et par Robert Rubin, alors secrétaire au Trésor américain, ainsi que par Eisuke Sakakibara, du gouvernement japonais. En 1999, le ministre des Finances français d’alors Strauss Kahn et le ministre allemand des Finances Lafontaine ont exprimé des vues similaires, reprises ensuite par le Premier ministre français Jospin et le directeur de la Banque centrale italienne Fazio.

Que Köhler parvienne à instaurer un « compromis pragmatique » paraît douteux. Alors que la crise financière systémique mondiale s’intensifie, une politique de bricolage au FMI deviendra de moins en moins tenable. Paradoxalement, Summers a raison lorsqu’il dit qu’on ne peut pas poursuivre la politique menée par le FMI durant ces cinq dernières années, bien que ses politiques de « réforme » et de « triage financier » aient empiré les choses dans l’économie mondiale réelle. La vérité, c’est simplement que le FMI ne peut pas être « rafistolé » - ni à la manière de Summers, ni à la manière de la « nouvelle architecture financière ». La seule approche « réaliste » est la stratégie de nouveau Bretton Woods de LaRouche.

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