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La motion Peterlini/LaRouche au cœur du débat au Sénat italien

La rédaction
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10 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Hier, le sénateur italien Gian Piero D’Alia, signataire de la motion pour un Nouveau Bretton Woods « sur le modèle établi par Lyndon laRouche » introduite le 25 septembre dernier, a profité d’un débat en séance plénière sur la crise financière convoquée d’urgence par le ministre de l’Economie Tremonti, pour défendre cette motion et soulever un point fondamental pour la politique d’intervention des gouvernements : la mise en « redressement judiciaire » des banques et de leurs actifs spéculatifs.

D’Alia a commencé son intervention en rappelant que la motion introduite en 2001 par le sénateur Peterlini annonçait déjà l’inexorable effondrement du système financier. « Pendant des années, les principaux gouvernements et les initiés savaient que ce système était dopé, et malgré cela, le système de valeurs financières fictives, découplé de l’économie productive, a continué à croître. On l’a vu avec la fameuse bulle des subprime, la spéculation sur les matières premières, sur l’énergie et sur les produits alimentaires. Il est impensable, M. le président, que le trou laissé par la spéculation puisse être rempli, et il est inadmissible que l’argent public puisse être utilisé pour couvrir des pertes engendrées par des actifs basés sur les hypothèques et par des instruments dérivés ayant multiplié les valeurs spéculatives au-delà de l’imaginable. C’est une chose, et nous sommes d’accord avec le gouvernement là-dessus, de soutenir les fonctions des banques pour les déposants et de protéger les petites et moyennes entreprises et les familles ; mais c’en est une autre d’utiliser ces instruments, y compris les règles visant à empêcher les faillites bancaires, pour couvrir l’impunité, les erreurs et la spéculation qui ont fait du tort aux familles ».

« Laissez-moi citer un exemple que nous mentionnons dans la motion Peterlini, qui sera débattue ici même la semaine prochaine. Le but avoué du renflouement d’AIG et d’autres institutions, était d’assurer un soutien aux actifs dérivés liés à la spéculation sur les subprime, plutôt que de protéger l’activité économique normale. Une enquête du Congrès américain a révélé que la liquidité émise par les banques centrales pour renflouer les opérateurs financiers a été utilisée pour de nouvelles activités spéculatives, menant à une potentielle explosion des prix du pétrole et des produits alimentaires (…)

« Nous avons besoin d’un nouveau système international de règles financières et monétaires ; nous avons besoin d’un système de loi menant à un redressement judiciaire ciblant les dettes spéculatives figurant dans les bilans des banques commerciales, des banques d’affaires ou des autres institutions financières, et même les gestionnaires imaginatifs des collectivités locales qui ont créé de faux bilans dans notre pays même, à l’aide d’obligations dérivées.

« Il est donc nécessaire d’établir un système de règles où ces dettes spéculatives soient supprimées ou annulées, les bilans des banques nettoyés, et l’argent des déposants garanti. Nous avons besoin de nouvelles règles pour assurer la stabilité nécessaire à la production, ainsi qu’au commerce international, grâce à un système de change issu d’un accord entre les nations, dans le but d’éviter les oscillations spéculatives sur ces marchés où les requins peuvent venir tranquillement et créer cette situation. Nous avons besoin d’un système de contrôle sur les transferts de capitaux spéculatifs ; un système de crédit assurant les investissements à bas taux et à long terme dans l’infrastructure, l’industrie et la haute technologie (…)

« En d’autres termes, M. le Président, pas de profits faciles pénalisant les activités productives. Un système de crédit, et pas un système purement monétaire, est nécessaire ; un nouveau système de crédit revenant à ses fonctions originelles consistant à organiser et soutenir le développement et l’économie réelle, plutôt que les escrocs contre les citoyens. (…) En conséquence, nous disons « non » à l’intervention publique qui ne fait aucune distinction entre les victimes de la spéculation et les bénéficiaires. On ne peut pas assurer et soutenir ces institutions et ces opérateurs financiers qui ont profité des bulles spéculatives (…) ».

Des applaudissements nourris sont venus des bancs du groupe UDC-SVP-AU, du Parti démocrate et du sénateur Li Gotti. Pendant ce temps-là, 79 députés du Parti démocrate ont signé une motion introduite par le sénateur Lanutti du parti IDV pour un Nouveau Bretton Woods bidon, qui vise à contrer dans le débat de la semaine prochaine la motion « LaRouche » de Peterlini et de 20 de ses collègues. La Bataille entre République et Oligarchie a lieu en ce moment…

Rendez-vous le 20 octobre pour la grande conférence avec Jacques Cheminade : Un vrai Nouveau Bretton Woods contre la City, Wall Street et la peur

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