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La mystification au sujet de l’« Europe antisémite »

La rédaction
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Pour discréditer l’opposition de l’Europe continentale à la politique israélienne et aux préparatifs américains d’une guerre contre l’Irak, une campagne est menée depuis Washington et Jérusalem pour dénoncer une « vague antisémite » en Europe. Parmi les porte-parole de cette propagande, on trouve des dirigeants du Congrès américain, d’importants médias « néoconservateurs » américains, le gouvernement Sharon et des organisations comme l’Anti-Defamation League (ADL) et le World Jewish Center, emmené par Bronfman.

Cette campagne a atteint un tel paroxysme aux Etats-Unis que le rédacteur des affaires étrangères du Times de Londres, Bronwen Maddox, ancien correspondant à Washington de ce quotidien, a écrit le 2 mai que « les commentaires des quinze derniers jours dans les médias et le monde politique ont été tellement pernicieux, homogènes et volumineux que cela représente un changement sérieux de l’humeur nationale et constitue en soi un véritable problème diplomatique ». Le même jour, dans le Washington Post, le commentateur George F. Will a prétendu que l’Europe, après avoir tué des juifs par millions dans les années 30 et 40, pratiquait aujourd’hui de « l’antisémitisme sans juifs » et jouait son rôle « dans la deuxième phase de lutte pour une « solution finale » à la question juive . »

Le commissaire aux Affaires étrangères de l’UE, Chris Patten, a qualifié ces propos et d’autres d’« inepties injurieuses et indécentes » et qu’il s’agissait d’une « atteinte folle et grotesque au débat sensé » sur la politique et la philosophie des dirigeants du Likoud en Israël.

Le 12 mai, Avi Primor, ancien ambassadeur israélien en Allemagne et auprès de l’Union européenne, actuellement vice-président de l’université de Tel Aviv, a fait ce commentaire très incisif dans le quotidien israélien Ha’aretz : « Nous subissons de dures attaques dans les médias européens et dans l’opinion publique européenne, ainsi que parmi les cercles dirigeants. C’est une chose à laquelle nous devons faire face. Dans la plupart des cas, la critique n’émane pas de l’extrême-droite ni de cercles traditionnellement antisémites - ces groupes [d’extrême-droite] sont, en fait, en train de faire tout ce qu’ils peuvent pour exprimer leur soutien au gouvernement d’Israël.

« Ce qui est inquiétant, c’est que les critiques les plus vives sont exprimées par des cercles qui sont les amis traditionnels d’Israël, et ces critiques ne portent pas sur l’Etat d’Israël ou sur son peuple mais sur la politique actuelle. Si nous les mettons automatiquement dans la catégorie de l’antisémitisme, nous serons complètement à côté de la plaque et, à long terme, nous ne ferons que porter atteinte à nous-mêmes. Lorsque la France a été condamnée par le monde pour la guerre qu’elle menait en Algérie, personne n’a dit que ces critiques étaient du racisme antifrançais, et l’on n’a pas non plus parlé de racisme à propos des critiques de la guerre américaine au Vietnam, ni dans le cas du comportement de Milosevic en Serbie. Nous ne sommes plus des juifs effrayés dans le ghetto (...). Il n’y a aucune raison que nous ne puissions pas faire face à ces critiques - même les plus mordantes et les plus douloureuses . »

Primor a attaqué le mythe selon lequel le résultat de Le Pen lors de l’élection présidentielle en France représentait une « résurgence de l’antisémitisme », comme l’ont prétendu les médias américains et israéliens. Il a souligné que « beaucoup de juifs en France ont voté pour Le Pen (...) Environ 10 % des Israéliens qui ont la citoyenneté française ont voté Le Pen . »

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