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La nervosité des élites bancaires à Jackson Hole

La rédaction
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Au cours du week-end des 26 et 27 août, les discussions entre hauts représentants de la communauté financière anglo-américaine et représentants du FMI, de la BRI, de l’OMC et de la Banque centrale européenne (BCE), ont été marquées par une nervosité certaine, selon des rapports de première main. Tout ce beau monde se rencontrait à la réunion annuelle de Jackson Hole (Wyoming), parrainée par la Réserve fédérale de Kansas City, pour parler de la tournure et de l’échéancier de la prochaine grande crise financière .

Le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a donné le ton : « A des époques antérieures de l’après-guerre, nous pensions aussi en Occident que l’échec du marché était un événement ordinaire. » Pour certains, cette éventualité justifiait des contrôles d’Etat significatifs et de fréquentes interventions gouvernementales « pour améliorer, comme ils le voyaient, le fonctionnement des marchés et maintenir la stabilité et la croissance économique. [Mais] depuis les années 70, il y a eu un retour perceptible à la pensée du libéralisme du XIXème siècle et, par conséquent, la dérégulation et la privatisation sont devenues des pièces maîtresses de la majeure partie des réformes gouvernementales. » Pour Greenspan, ce changement est dû en grande partie à la « globalisation emmenée par les technologies de pointe » qui rendent différentes formes d’intervention « inefficaces ou perverses ».

Suite à ces louanges du nouveau paradigme économique, Greenspan a néanmoins fait observer qu’« il n’est en aucun cas évident que ces tendances conduisent en fin de compte à la convergence mondiale des régimes économiques. (...) Même parmi les démocraties libérales, on peut encore trouver une antipathie profonde envers la concurrence libre-échangiste et son partenaire, la destruction créatrice. » En cas d’infléchissement des tendances récentes à la croissance économique, « on peut facilement imaginer (...) que les forces latentes du protectionnisme et de l’intervention de l’Etat commencent à se réaffirmer. » Il en conclut que si la performance économique s’affaiblit par rapport au niveau de ces dernières années, cela « risque de relancer des sentiments hostiles au système de marché, même chez certains décideurs politiques conventionnels de l’establishment ».

En évoquant de possibles scénarios de crise, d’autres orateurs ont été plus explicites, notamment l’économiste de Harvard, Kenneth Rogoff, qui a insisté sur le fait que le déficit du compte courant américain atteint le pourcentage colossal de 4,3 % du PIB, ce qui pourrait très bien devenir le foyer de la prochaine crise globale. Rogoff estime « inévitable » la dévaluation d’un dollar surévalué et pense que la monnaie pourrait même chuter de 45 % « en cas de changement abrupt ». Par contre, l’économiste du FMI, Michael Mussa, a prétendu que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’il n’y avait « aucun risque de crise globale ».

Les vrais débats ont eu lieu loin des oreilles des médias internationaux, dans ce lieu à l’écart des grandes villes. L’un des participants a résumé ainsi l’ambiance : « une autre grande crise est peut-être en passe d’arriver, et il n’y avait pas de prescription claire pour la traiter&nbsp ».

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