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La nomination de John Ashcroft, une provocation internationale

La rédaction
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La nomination la plus sinistre annoncée par George W. Bush est celle de l’ancien sénateur républicain du Missouri, John Ashcroft, au poste de ministre de la Justice. De ce poste, il dirigerait le puissant département de la Justice (DOJ), le FBI et l’ensemble du système judiciaire et des polices fédérales des Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, cette nomination est jugée scandaleuse par beaucoup, et pas seulement parmi les Afro-Américains. En effet, John Ashcroft est non seulement un ultra-conservateur, mais c’est aussi un partisan déclaré de la Confédération des Etats du Sud, c’est-à-dire des Etats favorables à l’esclavage qui firent sécession en 1860. Précisons que la Constitution de la Confédération se fondait sur le rejet explicite de la clause de la Constitution des Etats-Unis enjoignant au gouvernement de promouvoir l’intérêt public. Qu’un ministre de la Justice des Etats-Unis défende une telle philosophie est plus qu’inquiétant.

En 1998, Ashcroft a accordé une interview au Southern Partisan, une revue qui a toujours été résolument favorable à la Confédération, à l’esclavage et au Ku Klux Klan et tout aussi résolument anti-Lincoln. Elle soutient qu’il est légitime pour les « chrétiens » blancs d’aujourd’hui de défendre le droit de posséder des esclaves et de faire la guerre aux Etats-Unis afin d’obtenir ce droit. L’interview en question avait pour titre : « Le sénateur Ashcroft : partisan des droits des Etats et des valeurs traditionnelles du Sud » tandis que la rédaction le présentait comme « un choix naturel pour Southern Partisan ». Ashcroft les remercia en déclarant : « Votre magazine contribue à rétablir la vérité », notamment par sa défense du commandant-en-chef de l’Armée confédérée, le général Robert E. Lee, du président de la Confédération, Jefferson Davis, et d’autres sécessionnistes. « Nous devons tous, affirma Ashcroft, soutenir et défendre le destin sacré et l’honneur » de tels Confédérés. Il accusa les détracteurs des sudistes de poursuivre « un projet dévoyé ».

Lyndon LaRouche a appelé à une mobilisation extraordinaire pour empêcher l’approbation de la nomination de John Ashcroft par le Sénat. Lors de son webcast du 3 janvier, il a averti que, dans le cadre actuel d’effondrement économique et vu la situation générale du nouveau gouvernement Bush, la présence d’un tel homme à la tête du DOJ risque de créer aux Etats-Unis une situation fondamentalement semblable à celle qui régnait en Allemagne en février 1933, lorsque les décrets d’urgence (Norverordnungen) furent promulgués.

Rappelons que la politique du ministre américain de la Justice n’est en aucun cas une affaire intérieure aux Etats-Unis. Pendant la Présidence de George Bush Sr, de 1989 à 1992, le ministre d’alors, Richard Thornburgh, a promulgué l’infâme « doctrine Thornburgh », en vertu de laquelle la « loi américaine », telle qu’il l’interprétait, devait être applicable au monde entier, bafouant les lois souveraines d’autres pays. C’est cette doctrine qui a « légitimé » l’invasion américaine du Panama en décembre 1989 et d’autres abus commis par le gouvernement Bush.

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