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La nouvelle Commission européenne

La rédaction
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Le 12 août, la composition de la nouvelle Commission européenne a été présentée par son nouveau président, Manuel Barroso. Elle comprend 25 (!) membres, chacun provenant de l’un des pays membres de l’Union. Médias et analystes ont rivalisé d’imagination pour caractériser cette nouvelle commission : pro ou anti « réformes » libre-échangistes ? Pro ou anti axe franco-germanique ? Pro ou anti Alliance atlantique ?

Bien qu’elles donnent un profil relativement pertinent des nouveaux membres de la Commission et de judicieuses remarques sur l’équilibre des pouvoirs, toutes ces analyses passent à côté du point principal : le poids de la Commission européenne va décliner en raison du rôle accru du Conseil de l’Union européenne (chefs de gouvernements) et des Conseils des ministres de l’Union européenne. (Ceci est probablement la raison pour laquelle des médias « anti-Bruxelles » ont récemment fait preuve de tant d’intérêt et de sympathie pour la Commission.) Le déclin de son influence est déjà un fait accompli - et ceci, avant même que la « Constitution » européenne ait été formellement adoptée.

Barroso est vu comme un tacticien et un opportuniste. Les membres Rocco Buttiglione (Italie), Guenter Verheugen (Allemagne), Jacques Barrot (France) et Joaquin Almunia sont considérés comme favorables à une « redéfinition » du « Pacte de stabilité » anti-croissance - une question centrale pour l’Union européenne dans les mois à venir. Neelie Kroes-Smit (Hollande) est une « libérale », mais elle siège au conseil d’administration de Thalès, la société de Défense française. La faction radicalement en faveur de l’ouverture des marchés et de la dérégulation comprend Peter Mandelson (Royaume-Uni), Charlie McCreevy (Irlande) et Dalia Grybauskaite (Lituanie).

Il convient de donner ici quelques précisions sur Mandelson, l’âme damnée du « New Labour » de Tony Blair. Dans les années 1980, Mandelson est devenu le directeur des campagnes et de la communication du Parti travailliste et a soutenu l’accession au pouvoir de Blair dans le parti en 1994. Il a dirigé la campagne du New Labour en 1997, avant d’intégrer le cabinet de Blair, devenant ministre sans portefeuille et secrétaire d’Etat pour le Commerce et l’Industrie. Il a cependant dû démissionner un an plus tard pour avoir reçu un prêt de 373 000 livres du bailleur de fonds douteux du Parti travailliste, Geoffrey Robinson. Il est surnommé « Lord Mandy de Rio » depuis qu’il a été exposé dans le magazine Punch pour ses frasques dans les milieux homosexuels de Rio de Janeiro, en juillet 1998. En 1999, Blair le ramène à la maison en le nommant secrétaire d’Etat pour l’Irlande du Nord, mais en 2001, il dut à nouveau démissionner pour avoir facilité les contrôles de passeport de certains hommes d’affaires véreux. Mandelson a salué sa nomination à la Commission par ces mots : « Je suis enthousiaste ».

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