Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

La « nouvelle Europe » de Tony Blair se heurte à une résistance « soft »

La rédaction
visites
783
commentaire

La veille de son discours tant attendu devant le Parlement européen, le Premier ministre britannique estimait que l’Europe ferait mieux de l’écouter, lui, plutôt que « les hommes d’hier », MM. Schröder et Chirac. Quelques jours auparavant, il avait sciemment fait échouer le sommet européen, comme l’a fait remarquer le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Au cours de son discours, destiné à présenter le programme de sa présidence de l’UE, qui commence le 1er juillet, Blair déclara : « Il faut nous renouveler. (...) Si [l’Europe] décide de se replier sur elle-même dans l’espoir d’échapper à la mondialisation, de ne pas avoir à faire face au changement qui la cerne et de se réfugier dans les politiques déjà en vigueur, alors elle va droit à l’échec. Un échec de grande envergure, d’ampleur stratégique. » L’Europe n’a d’autre choix que « moderniser son modèle social », sans être obsédée par « la réglementation et la protection de l’emploi ». Il a également renouvelé son attaque contre la Politique agricole commune. Lorsqu’il s’est déclaré un « pro-Européen passionné », il a suscité bien des rires et des huées sur les bancs des parlementaires.

Les réactions de Jacques Chirac et de Gerhard Schröder ont été relativement virulentes, sans proposer toutefois de véritable alternative positive à l’Europe de Tony Blair. Le président de la République a dénoncé la « conception anglo-saxonne extrémiste de l’économie de marché, où l’on écraserait les pauvres et les défavorisés ». Le chancelier allemand a fortement critiqué le Premier ministre britannique dans une interview au Bild Zeitung du 23 juin : « l’Europe est plus qu’un marché. Elle représente un modèle réussi de société et d’Etat social, basé sur des valeurs, des droits et des obligations communs. (...). Ceux qui veulent, pour des motivations populistes ou par égoïsme national, détruire ce modèle, se rendent coupable envers les générations futures ». Il a appelé à des actions communes contre « le dumping des salaires et l’érosion des droits des travailleurs ».

Après une réunion avec Schröder, le président de la fédération syndicale DBG, Michael Sommer, a mis en garde contre « des conflits sociaux massifs, si Blair devait essayer de transformer sa vision en réalité politique pour le reste de l’Europe ». Au-delà des nombreux désaccords entre les syndicats et le chancelier, précisa-t-il, le DBG soutient la résistance de Schröder au « modèle anglo-saxon ».

Côté italien, le ministre de l’Agriculture Gianpaolo Dozzo a dénoncé la position de Blair sur la PAC. Si les Européens veulent maintenir l’agriculture, dit-il, il faut la financer. Les investissements dans d’autres secteurs, comme la technologie, l’énergie, etc., doivent s’accroître, mais pas aux dépens du budget agricole.

Contactez-nous !

Don rapide