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La nouvelle route de la Soie intéresse le monde arabe

La rédaction
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Les pays arabes devraient se rallier à la « nouvelle route de la soie » eurasiatique, indépendamment de la position d’Israël, écrit le professeur Mohammed Al-Said Selim, dans un article publié le 2 avril dans le quotidien officiel du gouvernement égyptien Al Ahram. Le professeur Selim est directeur du Centre des études asiatiques à l’université du Caire. Selon lui, depuis que l’extrême-droite israélienne a infligé un coup mortel au processus de paix, « un nouveau Mashriq [Est] arabe est en passe de remplacer l’idée de Shimon Pérès de « nouveau Proche-Orient ». Ce « nouvel Est arabe » comprend la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie et l’Irak et s’étend jusqu’à l’Iran et la Turquie.

La nouvelle route de la soie, pour le professeur Selim, n’est pas une « proposition académique », elle est née de la « mise en oeuvre pratique de mesures économiques ayant une direction stratégique à long terme ». En ce sens, il mentionne des projets d’infrastructure, dont des voies ferrées, l’intégration des réseaux électriques et des gazoducs, reliant l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban et, éventuellement, l’Irak, la Turquie et l’Iran.

Le projet de liaison ferroviaire, précise-t-il, s’insère dans le cadre du développement des transports dans tout le continent « sous forme du pont terrestre eurasiatique - la nouvelle route de la Soie à laquelle l’Egypte s’efforce maintenant de relier son réseau de chemins de fer ».

Ceci ne remplacerait pas la coopération entre Israël et les pays arabes. Le professeur Selim pense que celle-ci ne devrait pas être le noyau du « nouveau Proche-Orient » tel que le conçoit Shimon Pérès, surtout pas tant qu’Israël continue d’occuper des territoires arabes et d’opprimer les Palestiniens. Les pays arabes à l’Est devraient, selon lui, faire avancer l’intégration de leurs réseaux d’infrastructure, tout en les étendant vers l’Afrique du Nord, de façon à former une base solide pour l’« intégration politique », qu’Israël soit ou non partie prenante du processus de paix. Une fois achevée cette intégration, les pays arabes pourraient alors lui offrir une place dans cette nouvelle structure en tant que « membre, mais pas contrôleur, du processus ». Le professeur Selim a explicitement critiqué la « rhétorique » des pays arabes à propos de l’unité, affirmant sans équivoque que « sans intégration économique, il ne peut pas y avoir d’intégration politique ».

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