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La paralysie des banques centrales

La rédaction
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Le 26 novembre, le dollar battait tous les records par rapport à l’euro (1,33 dollar), atteignant son plus bas niveau en quatre ans face au yen, tandis que le cours de l’or dépassait la barre des 450 dollars l’once.

Dans une interview parue dans le Financial Times du 23 novembre, le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise, Li Ruogo, a tenu ces propos insolites : « La Chine a pour habitude de ne jamais blâmer les autres pour ses propres problèmes. Au cours des 26 dernières années, nous n’avons jamais exercé de pressions ni causé de problèmes au monde. Les Etats-Unis ont l’attitude inverse, chaque fois qu’ils ont un problème, ils en font porter la responsabilité aux autres . »

Pour Li, la hausse du renminbi par rapport au dollar ne permettrait nullement de résoudre les problèmes économiques de l’Amérique. La Chine, dit-il, n’abandonnera pas son lien au dollar en dépit des pressions externes. Dans un contexte de forte spéculation financière, dit-il, on ne peut introduire une plus grande flexibilité monétaire, ni dans le cadre de lourdes pressions extérieures.

Le 29 novembre, le Premier ministre chinois Wen a déclaré : « Le dollar baisse et la crise n’est pas gérée. Quelle en est la raison ? Les parties responsables ne devraient-elles pas adopter des mesures en conséquence ? »

De son côté, Alexei Ulioukaev, vice-gouverneur de la banque centrale russe, a indiqué que la Russie allait modifier son portefeuille en devises étrangères : « La plupart de nos réserves sont en dollars, et c’est un sujet d’inquiétude. Considérant la dynamique du taux de change euro/dollar, nous discutons de la possibilité de changer la structure de nos réserves. » Une semaine auparavant, Kostantin Korichtchenko, autre vice-gouverneur de la banque centrale russe, avait annoncé des plans pour réduire la part en dollars des réserves de changes (113 milliards de dollars au total), du niveau actuel de 60% à 30%.

Par ailleurs, lors d’un discours prononcé le 25 novembre, le directeur et économiste en chef de la Banque d’Angleterre, Charles Bean, a tracé un parallèle entre l’époque de l’Empire romain et la nôtre ! Aujourd’hui, dit-il, tout semble apparemment normal, « mais, comme les Romains, en 60 après JC, ne l’ont pas compris, les chances que tout marche comme prévu sont très faibles. (...) Le déficit actuel du compte courant américain s’est fortement accrû depuis le début des années 90 et excède actuellement 5% du PIB. » Pendant une bonne partie de la deuxième moitié des années 90, ce déficit était associé à de forts taux d’investissements encouragés par le boom de la « technologie de l’information », et les investisseurs étrangers étaient prêts à acquérir toujours plus de titres d’entreprises américaines. Surtout, les « banques centrales asiatiques » achetaient des bons du Trésor américains. « La situation actuelle pourrait encore continuer pendant un certain temps, mais il est peu probable que les investisseurs outre-mer continuent à accumuler indéfiniment des avoirs en dollars au taux actuel . »

Les grands courtiers en devises que sont l’UBS, JP Morgan Chase, Merrill Lynch et la Deutsche Bank ont tous révisé à la baisse leurs prévisions sur le dollar. Ces annonces amèneront davantage d’investisseurs à augmenter leurs paris en produits dérivés pour se prémunir contre l’effondrement. Mais les opérations de couverture accélèrent la dynamique d’effondrement, qui accroît à son tour les opérations de couverture, etc. Nous sommes donc dans une dynamique accélérée de chute du dollar, tandis que l’euro est poussé vers le haut, plongeant de plus en plus l’Europe dans la dépression.

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