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La planche à billet électronique

La rédaction
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Le 13 novembre, lors d’une audition au Congrès américain, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a déclaré que la Fed avait les moyens nécessaires pour traiter tout désastre économique et financier, même si les taux au jour le jour étaient déjà proches de zéro. Et pour éliminer tout malentendu sur cet engagement de la Fed, l’un de ses gouverneurs, Ben Bernanke, a confirmé le 21 novembre, devant le National Economists Club de Washington, que l’ouverture des vannes serait sans limite. Sa déclaration aurait sans doute fait rougir les architectes de la politique hyperflationniste de Weimar.

Dans son discours sur la déflation, Bernanke affirme : « Etant donné que les banques centrales conduisent traditionnellement la politique monétaire en manipulant les taux d’intérêt à court terme, certains observateurs en ont conclu que lorsque les taux frôlent le zéro ou l’atteignent, les banques centrales se trouvent « à court de munitions » - c’est-à-dire n’ont plus le pouvoir d’élargir la demande d’agrégats monétaires et donc d’augmenter l’activité économique. Il est vrai qu’à partir du moment où les taux sont réduits à zéro, une banque centrale ne peut plus utiliser ses moyens traditionnels de stimulation de la demande d’agrégats et opérera donc dans un domaine moins familier. Cependant, l’un des messages principaux de mon discours d’aujourd’hui, c’est qu’une banque centrale, dont les taux habituels ont dû se rapprocher de zéro, ne se trouve certainement pas à court de munitions. »

« Dans un système d’argent en papier, un gouvernement (en pratique, la banque centrale, en coopération avec d’autres organismes) devrait toujours être en mesure d’accroître les dépenses et l’inflation nominales, même si les taux à court terme sont nuls. Tout comme l’or, les dollars n’ont de valeur que dans la mesure où ils sont strictement limités au niveau de l’offre. Mais le gouvernement des Etats-Unis dispose d’une technologie, appelée la planche à billets (ou son équivalent électronique aujourd’hui), qui lui permet de produire autant de dollars qu’il veut pour pratiquement rien. »

Outre l’injection sans limites de liquidités dans le secteur financier, Bernanke a déclaré que la Fed pouvait adopter les mesures suivantes pour maintenir « à flot » le secteur financier et l’économie :

  • L’achat d’une quantité illimitée de bons du Trésor à moyen et long terme.
  • L’achat de la dette semi-publique : « Une autre option pour la Fed consisterait à user de son autorité existante pour opérer sur les marchés de dettes d’organismes (par exemple, les titres garantis par une hypothèque, émis par Ginnie Mae, l’association nationale des hypothèques du gouvernement). »
  • L’achat de dettes privées : « La Fed pourrait envisager prochainement d’influencer le retour sur des titres privés. A la différence de certaines banques centrales, sauf modification de la loi actuelle, la Fed est relativement limitée dans sa capacité d’acheter directement des titres privés. Cependant, la Fed dispose d’importantes possibilités pour fournir directement des crédits au secteur privé, en passant par les guichets d’escompte des banques. Ainsi, la Fed pourrait mettre de l’argent liquide à la disposition des banques à des taux d’intérêt faibles, voire nuls, en acceptant en contrepartie, comme nantissement, une large palette de titres de dettes privées (obligations d’entreprises, traites, crédits bancaires et hypothèques). »
  • L’achat de dettes étrangères : « La Fed peut aussi injecter de l’argent dans l’économie par d’autres moyens. Par exemple, elle est autorisée à acheter de la dette de gouvernements étrangers, ainsi que de la dette du gouvernement américain. Potentiellement, ce type d’avoirs ouvre à la Fed un vaste champ d’opérations, car la quantité d’avoirs étrangers que la Fed peut acheter est plusieurs fois supérieure à la dette du gouvernement américain. »
  • Aider le gouvernement à acheter de la dette privée : « Bien entendu, à la place de réductions fiscales et d’augmentation des transferts, le gouvernement pourrait accroître les dépenses dans les produits et services courants, ou même acquérir des actifs réels ou financiers existants. Si le Trésor s’endettait pour acheter des actifs privés, et si la Fed achetait un montant équivalent de dettes du Trésor avec de l’argent nouvellement créé, toute l’opération serait l’équivalent économique d’opérations sur des avoirs privés dans le marché ouvert. »
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