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La plate-forme de politique étrangère du Parti républicain

La rédaction
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En politique étrangère, plus qu’en tout autre domaine politique, l’équipe entourant George W. Bush révèle sa véritable nature : une réincarnation de l’administration Bush Sr. comprenant Condoleeza Rice, Dick Cheney, Colin Powell, Paul Wolfowitz et Richard Perle, parmi d’autres vétérans. Bien que ceux-ci ignorent ou nient l’affaiblissement des Etats-Unis - en termes de capacité économique et de logistique militaire ainsi que de compétences morale et intellectuelle - ils prétendent à une hégémonie mondiale. Avec cette dichotomie, nous avons affaire à une attitude imprévisible et d’intimidation envers le reste du monde, et non à un « leadership mondial » reposant sur des « principes » et « sûr de lui », comme le proclame la plate-forme républicaine.

Les paragraphes de politique étrangère, acceptés à la convention du parti, suscitent l’inquiétude. Ils se résument à un programme qui accroîtrait les tensions dans le monde, le chaos et les conflits. Lors de la convention, les républicains ont, et à dessein, beaucoup médiatisé les personnalités qui ont joué un rôle clef dans la guerre du Golfe de 1991 et le lancement du « nouvel ordre mondial » de Bush Sr. S’adressant par retransmission vidéo à la convention depuis le navire de guerre « New Jersey », le général Norman Schwartzkopf, le stratège de la guerre du Golfe, s’est exclamé : « Ne serait-ce pas formidable pour nos forces armées et pour l’Amérique, si nous avions un autre commandant en chef du nom de George Bush avec Dick Cheney dans son équipe ? » Cheney, candidat à la vice-présidence de George W. Bush, était secrétaire à la Défense pendant la guerre du Golfe. Un autre orateur, le général Colin Powell, était à l’époque chef d’état-major.

Les grandes lignes de la plate-forme en matière de politique étrangère sont les suivantes :

  • Le visage de l’ennemi est avant tout celui des Etats voyous dont il faut renverser les régimes.
  • « Protéger la communauté de la liberté vis-à-vis des armes de destruction massive », signifie que « l’Amérique doit déployer des défenses antimissiles efficaces ». Le Traité antimissiles balistiques (ABM) est considéré comme « caduque » et l’on entreprendra le développement d’une « Défense nationale antimissiles » (NMD).
  • La Chine est plusieurs fois identifiée comme un adversaire de l’Amérique. Rappelant la propagande maccarthyste du début des années 50, la plate-forme prétend, à tort, que « l’incapacité de l’administration [Clinton] à garder les secrets nucléaires de l’Amérique permet à la Chine de moderniser sa force en missiles balistiques, accroissant par là même la menace envers notre pays et nos alliés. Le vol de secrets nucléaires vitaux par la Chine représente une des plus grandes défaites en matière de sécurité de l’histoire des Etats-Unis. » Plus loin, la plate-forme déclare que « la République populaire de Chine constitue le défi principal de l’Amérique en Asie. (...) La Chine est un concurrent stratégique, non un partenaire stratégique. »
  • Comme si la guerre de Corée des années 50 ne s’était jamais terminée, et comme si les efforts actuels de réconciliation entre les deux Corées n’existaient pas, la plate-forme dénonce le fait que la Corée du Nord se trouve « en dehors du système international », et appelle les Américains, concernant la péninsule coréenne, à « honorer les sacrifices du passé et à se tenir prêts à résister aujourd’hui à l’agression »
  • La plate-forme insiste sur un élargissement radical de l’OTAN, non seulement en Europe de l’Est, notamment dans les Etats baltes, mais aussi au Proche-Orient ainsi que dans la région du Caucase et de l’Asie centrale, affirmant : « Nous recherchons une plus grande coopération à l’intérieur de l’OTAN pour traiter des problèmes géopolitiques du Proche-Orient et de l’Eurasie »
  • Concernant le Proche-Orient, la plate-forme proclame : « En rentrant immédiatement en fonction, le prochain Président des Etats-Unis entreprendra de déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv à la capitale d’Israël, Jérusalem. »
  • Concernant la région du Golfe Persique, la plate-forme défend un « plan global de renversement de Saddam Hussein. (...) La paix et la stabilité dans le Golfe Persique est impossible tant que Saddam Hussein gouvernera l’Irak ». Un soutien total est demandé en faveur du « Congrès national irakien », organisation regroupant les mouvements d’opposition irakiens, qui est financée par le département d’Etat ainsi que par la « Loi de libération de l’Irak » votée par le Congrès en 1998. Concernant l’Iran, la plate-forme considère ce pays comme « une menace dangereuse envers les Etats-Unis et nos intérêts dans la région » et préconise une « approche ferme et commune » avec l’Europe.
  • La plate-forme propose d’étendre l’Alena à l’ensemble de l’Amérique latine, et de l’utiliser comme modèle pour des accords de « libre-échange » dans d’autres parties du monde.
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