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La politique de Sharon critiquée, y compris par le général Ya’alon

La rédaction
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La politique de guerre d’Ariel Sharon et de ses sponsors à Washington se heurte à une résistance grandissante de la part des Forces de défense israélienne (FDI), non seulement parmi les pilotes et réservistes de l’Armée de l’Air, mais aussi au plus haut niveau. Selon un article d’Uzi Benziman dans le Ha’aretz du 29 octobre, « le haut commandement des Forces de défense israéliennes estime qu’Israël a contribué à la chute du gouvernement de l’ancien Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas en ne lui accordant que de dérisoires démonstrations de soutien, et il met Israël en garde de ne pas répéter la même erreur avec le Premier ministre actuel Ahmed Qoreï. » En outre, il mentionne des « sources militaires de haut niveau », citées dans la presse israélienne, qui affirment que « le sentiment dominant à l’état-major (...), c’est qu’Israël aurait dû traiter Abbas autrement, en lui donnant le contrôle de toutes les villes palestiniennes qu’il demandait ». Le gouvernement Abbas a également été saboté par les menaces de Sharon quant au « sort de Yasser Arafat ». L’« armée est déçue », parce que le gouvernement a insisté pour écouter le Shin Beth plutôt que l’Armée.

Peu après la parution de cet article, on apprenait que la source de ces rapports de presse n’était autre que le général Moshe Ya’alon lui-même, chef d’état-major des FDI, qui avait tenu un « briefing de fond » pour « expliquer les divergences de vue entre le militaire et le gouvernement [Sharon] » relatives à l’assouplissement des conditions des Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ya’alon affirma que « dans nos décisions tactiques, nous agissons à l’encontre de notre intérêt stratégique. Cela augmente la haine envers Israël et renforce les organisations terroristes . »

Cette attaque sans précédent de la part du chef d’état-major n’était que la plus cinglantes des gifles que le Premier ministre a reçues récemment. Son parti, le Likoud, a perdu les élections dans huit municipalités et une grève générale menaçait de paralyser le pays pour la journée du 3 novembre, action reportée suite à une injonction de la Cour sommant le Histradout de poursuivre les négociations jusqu’à la prochaine convocation de la Cour, le 6 novembre. Les syndicats ont néanmoins été autorisés à faire une grève de quatre heures pour protester contre les « réformes » des retraites et les projets de nouveaux licenciements, alors que le taux de chômage officiel dépasse déjà 11%.

Par ailleurs, Sharon a dû se plier à un interrogatoire de la brigade anti-fraude concernant l’origine de fonds que son fils avait injectés dans sa campagne électorale. Puis, le 3 novembre, il devait profiter de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine pour tenter de le convaincre d’abandonner sa coopération nucléaire civile avec l’Iran et de revenir sur sa décision de déposer auprès du Conseil de sécurité de l’ONU une résolution contraignante sur la « feuille de route ».

En même temps, on finalise les préparations internationales de la signature symbolique de l’« Initiative de Genève », lancée par l’Israélien Yossi Beilin et le Palestinien Yasser Abd Rabbo. L’initiative, qui a reçu le soutien officiel des gouvernements français et belge, sera présentée par le ministère suisse des Affaires étrangères. L’ancien président américain Jimmy Carter devrait assister à la cérémonie, à côté d’autres VIP. Le gouvernement Sharon a été si déstabilisé par l’accord de Genève qu’il a convoqué un représentant de l’ambassade suisse pour le dénoncer. Selon Ha’aretz,« le ministère israélien des Affaires étrangères a donné l’ordre à tous ses représentants à l’étranger de combattre toute action de la part de gouvernements ou d’organisations internationales visant à adopter formellement l’accord ou à financer des efforts pour le vendre au public israélien, au motif d’une ingérence inadmissible dans les affaires intérieures d’Israël . »

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