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La politique rooseveltienne fait peur

La rédaction
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La possibilité que les Etats-Unis adoptent une politique de New Deal, comme le préconise Lyndon LaRouche, inquiète beaucoup la communauté financière internationale. C’est ainsi que le Financial Times du 2 février publiait un commentaire intitulé « Nous n’avons pas besoin d’un autre New Deal ». L’auteur, Amity Shlaes, une néo-conservatrice ultralibérale en matière économique, écrit : « Il n’est pas de symbole politique américain plus fort que celui du New Deal. Lorsqu’il conçut son image du jeu de cartes, Franklin Roosevelt avait en tête un événement spécifique, la Grande Crise : les Américains, disait-il, ne devaient pas être pris au piège en jouant le jeu perdant de la Crise, ils méritaient une nouvelle donne, un New Deal. Pourtant, presque tous les candidats présidentiels démocrates depuis Roosevelt ont invoqué le New Deal - et même quelques républicains ont expérimenté cette phraséologie. La manière dont un candidat emploie l’image [du New Deal] en dit long sur sa candidature . »

Shlaes trouve particulièrement inquiétant que John Kerry « mette le New Deal au premier plan de sa campagne, donnant à son agenda le nom de "Real Deal". (...) Il veut créer un sens d’urgence similaire à celui qui dominait au début des années 30. Il veut donner l’impression que l’économie a un défaut fondamental. Comme il l’a dit : "J’en ai assez de voir les Américains travailler pour l’économie. Nous avons besoin d’une économie qui travaille pour les Américains" . »

Pour Amity Shlaes, on ne peut en aucun cas comparer la situation économique et financière actuelle aux Etats-Unis à la Grande Crise - ce qui est l’un des thèmes de campagne constants de Lyndon LaRouche. Mais elle doit admettre « qu’il y a des problèmes. (...) La transformation d’une économie de production en économie de service est laborieuse », car elle entraîne la perte massive d’emplois industriels. Il y a aussi des problèmes dans la sphère financière : « Fannie Mae et Freddie Mac, les deux courtiers en hypothèques, jugés "trop grands pour tomber", pourraient effectivement sombrer et nous entraîner tous dans leur chute ». Pour elle, le vrai danger de la campagne présidentielle de 2004, c’est que le « bluff » (l’argument selon lequel la crise économique et financière nécessite une approche rooseveltienne de New Deal, comme le soutient LaRouche) « risque de marcher ».

De son côté, le directeur de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a mis en garde à nouveau le 26 janvier contre le retour de la « nostalgie protectionniste » - terme par lequel il désigne la politique rooseveltienne. « Désorientés par l’allure rapide de la compétition actuelle, certaines personnes aux Etats-Unis regardent avec nostalgie les années apparemment plus tranquilles du début de l’après-guerre, lorsque les murs douaniers étaient considérés comme moyen d’assurer la sécurité de l’emploi, contre les importations. Si nous devions céder à une telle nostalgie sélective et arrêter, en bonne partie ou complètement, nos importations de biens industriels et les produire nous-mêmes, notre niveau de vie global chuterait. (...) En gros, nous, aux Etats-Unis, ne pratiquons plus de protectionnisme significatif et étendu depuis plus de cinq décennies. Si nous empruntions cette direction aujourd’hui, dans un monde financier bien plus globalisé, les conséquences pourraient être bien plus déstabilisantes qu’on ne le pense . »

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