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La « politique spatiale » de Bush : étendre la guerre à l’espace

La rédaction
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Le programme spatial américain vient d’être révisé, pour la première fois depuis la directive Clinton de 1996, et le résultat est parfaitement conforme à la politique impériale et unilatérale du gouvernement Bush-Cheney. Cette déclaration de dix pages a été signée par George W. Bush le 31 août et postée sur un site Internet gouvernemental peu connu le 6 octobre à 17 heures, c’est-à-dire la veille du long week-end du Columbus Day, de façon à garantir une faible couverture de presse.

Dans ce texte, le gouvernement affirme que les Etats-Unis sont engagés dans l’exploration spatiale « à des fins pacifiques », c’est-à-dire qu’il permet aux Etats-Unis d’y mener « des activités liées à la défense et au renseignement visant l’intérêt de la nation ». La « souveraineté », pour lui, veut dire le rejet de « toute limitation du droit fondamental des Etats-Unis d’intervenir dans l’espace et d’en obtenir des informations ». Les Etats-Unis « coopéreront avec d’autres nations dans l’utilisation pacifique de l’espace (...) pour protéger et promouvoir la liberté dans le monde ». Ils « riposteront aux interférences et refuseront, si nécessaire, à leurs adversaires l’utilisation dans l’espace de moyens hostiles aux intérêts nationaux américains (...) ».

Cette déclaration charge le secrétaire à la Défense et le directeur national du Renseignement « d’accompagner la transformation de la Défense et du Renseignement » et de mettre au point une « force opérationnelle » et des « capacités spatiales optimisées » pour soutenir la défense nationale et la sécurité intérieure. Sur les dix pages que contient le document, on ne trouve qu’un seul paragraphe mentionnant le rôle de la NASA, qui est « d’exécuter un programme d’exploration spatiale robotique et humaine » durable et abordable. Cette nouvelle politique, qui a été applaudie par la très conservatrice Heritage Fondation, fait table rase de celle de ces cinquante dernières années, qui reconnaissait que la sécurité nationale serait mieux servie par une politique spatiale vouée à faire reculer les frontières de la science et de la technologie, à favoriser la croissance économique sur Terre et à promouvoir la coopération internationale en politique étrangère.

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