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La priorité pour les Américains : se débarrasser de Cheney

La rédaction
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Prenant la parole à Houston le 27 janvier, Lyndon LaRouche a défini la tâche urgente de tous ceux qui veulent sauver l’Amérique et empêcher le vice-président Dick Cheney de lancer une nouvelle guerre contre l’Iran : qu’il parte, et tout de suite ! « Dans les prochaines semaines, nous allons assister à une grande bataille qui déterminera si nous pouvons, dans un premier temps, nous débarrasser de Cheney, puis assurer une « retraite confortable » à Bush après avoir mis en place un nouveau vice-Président qui puisse le remplacer, afin d’avoir une succession constitutionnelle relativement facile. Il nous faut en effet agir rapidement. Dès que l’on a obtenu la démission du vice-Président, on en nomme aussitôt un nouveau, qui pourra remplacer le Président. Nous aurons alors un leadership présidentiel, avec une base de soutien dans les grandes commissions de la Chambre des représentants. On pourra alors passer à l’action ! » Selon LaRouche, au sein de l’Establishment, la discussion sur d’éventuels remplaçants pour Cheney va bon train.

Durant toute la semaine précédant cette déclaration, le climat à Washington a évolué en faveur du départ de Cheney. Une « fenêtre d’opportunité » s’ouvre ainsi, alors que commence le procès de l’ancien chef de cabinet du vice-Président, Lewis Libby, dans le cadre de l’affaire Plame, et que se consolide l’opposition bipartisane au renforcement de la présence américaine en Irak et à toute aventure contre l’Iran.

Procès de Libby : le premier pas vers la destitution de Cheney ?

Ce 23 janvier fut marqué par l’ouverture, à Washington, du procès de I. Lewis Libby, ancien conseiller à la sécurité nationale du vice-président Dick Cheney. Selon une source bien informée dans le renseignement, la grande question que l’on se posait à l’issue de la première journée était : « Pourquoi Cheney n’a-t-il pas été inculpé ? » En tout état de cause, il est clair que cette affaire remet sur le tapis la question d’une destitution pour abus de pouvoir.

Libby, connu comme le bras droit du vice-Président, est accusé de parjure et d’obstruction à la justice dans le cadre de la divulgation de l’identité de Valerie Plame Wilson, un officier secret de la CIA et épouse de l’ancien ambassadeur Joseph Wilson. Ce dernier avait réfuté, au printemps 2003, l’accusation selon laquelle Saddam Hussein avait tenté de se procurer de l’uranium au Niger.

Après trois jours de procès, il a été établi que Cheney voulait se venger à tout prix de Wilson pour avoir démonté l’un de ses arguments préférés pour justifier la guerre d’Irak. Selon le porte-parole du vice-Président, Cathie Martin, Cheney a personnellement dirigé la campagne contre Wilson, dont un aspect était de dévoiler que Mme Plame, qui était alors chargée d’enquêter sur les armes de destruction massive iraniennes, travaillait pour la CIA.

Même Voice of America, un service de presse appartenant entièrement au gouvernement et connu pour être la voix du « parti au pouvoir », pointait du doigt Dick Cheney. Dans un article paru le 26 janvier consacré à l’audience de la veille, on pouvait lire : « Une ancienne porte-parole du vice-président Dick Cheney dit avoir informé Cheney et son ancien chef de cabinet, Lewis "Scooter" Libby, de l’identité d’une agente de la CIA mariée à un détracteur de l’administration Bush. [Cathie] Martin a témoigné qu’elle avait informé Cheney et Libby de l’identité de Plame après l’avoir apprise d’un officiel de la CIA. Elle déclara aussi que Cheney avait personnellement dirigé les efforts pour discréditer les allégations de Wilson. »

Le procureur spécial Patrick Fitzgerald a montré que toutes les actions de Libby lui avaient été soufflées par le vice-Président, et les témoins qu’il a cités les premiers jours ont apporté des éléments prouvant de manière concluante que Libby avait menti aux enquêteurs fédéraux et au grand jury fédéral. Ils ont décrit à quel point l’accusé était furieux contre Joseph Wilson - ce qui discrédite sa propre affirmation selon laquelle il avait oublié toutes les discussions antérieures qu’il avait pu avoir à propos de Wilson. En outre, il prétend avoir été informé pour la première fois de l’emploi de Valerie Plame par un journaliste de NBC, Tim Russert, alors que les témoins ont affirmé qu’il avait eu de nombreuses discussions à ce sujet bien avant.

Ce procès, qui doit durer quatre à six semaines, devrait nous réserver encore d’autres surprises.

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