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La privatisation des retraites vouée à l’échec

La rédaction
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Le 11 décembre dernier, alors que les médias en parlaient à peine, Lyndon LaRouche a lancé une campagne pour faire capoter le projet de privatisation des retraites promu par le président Bush, en montrant notamment que la « réforme » du régime des retraites public que le nouveau gouvernement cherche à imposer aux Américains est calquée sur le modèle chilien du dictateur Pinochet. « Ce sera, dit LaRouche, un hold-up cent fois pire qu’Enron ». Or, si son projet est rejeté, estimait LaRouche le 11 janvier, le gouvernement Bush II n’aura pas carte blanche, mais il lui faudra composer avec un Congrès (démocrates plus quelques républicains) à qui il devra rendre des comptes.

Entre-temps, la controverse sur les retraites est devenue le grand thème de politique intérieure aux Etats-Unis et le rôle décisif joué par LaRouche est largement reconnu. L’offensive est lancée pour faire échec au projet.

L’Association américaine des retraités (AARP) prévoit d’investir plus de 20 millions de dollars dans des annonces hostiles au projet, qui seront publiées dans une soixantaine de journaux à travers le pays, et elle milite activement contre la privatisation auprès du Congrès. L’AFL-CIO a lancé sa campagne nationale le 26 janvier, avec des manifestations à Boston devant des groupes comme Fidelity Investments, Putnam Investments et State Street Bank, qui comptent bien tirer profit de cette privatisation.

Le 28 janvier au Sénat, la commission politique du Parti démocrate (Senate Democratic Party Policy Committee) a tenu sa première audition sur la Social Security, sous la direction de Harry Reid et de huit membres du comité, avec la participation de deux cents collaborateurs du Congrès, représentants syndicaux et autres. Au cours des débats, on a dénoncé l’utilisation par le gouvernement d’employés des caisses de retraites, de publications officielles et de l’argent des contribuables pour promouvoir des mensonges sur la « crise » du système ; d’autres ont dénoncé les intérêts de Wall Street derrière le projet et l’échec total du modèle chilien. En outre, James Roosevelt Jr., le petit-fils du président Franklin Roosevelt qui avait fondé le système de Social Security, a dénoncé le gouvernement actuel pour son utilisation détournée de clips de son grand-père, ce qu’il considère comme « une honte et une insulte à sa mémoire ».

L’opposition au « plan Pinochet », comme l’a surnommé LaRouche, s’étend rapidement, y compris dans les colonnes du New York Times (cf. ci-dessous), réduisant considérablement la marge de manœuvre de Bush. Le 25 janvier, lors d’une réunion privée à la Maison-Blanche avec des républicains triés sur le volet, on a signifié au Président que la population ne voulait pas de son projet. Le lendemain, le Washington Post faisait état d’un mémo interne au Parti républicain, déplorant le manque de crédibilité du président Bush et des républicains au Congrès. Bush, paraît-il, fera de la publicité pour son projet lors de son discours sur l’état de l’Union le 2 février, avant d’entamer une tournée de propagande.

Le New York Times reprend l’argument de LaRouche

Le 27 janvier, le New York Times a publié à la une un article sur la faillite du modèle chilien de privatisation des retraites. En commentant cet article, la ABC News note : « Empruntant une page à Lyndon LaRouche, le New York Times écrit que la privatisation des retraites au Chili, basée sur des comptes personnels, ne marche pas très bien . »

En réalité, l’article du quotidien new-yorkais fait très largement écho au document que le mouvement de LaRouche diffuse à grande échelle. Quant à l’architecte du plan chilien, Jose Pinera, « ministre du Travail et de la Prévoyance sociale pendant la dictature de Pinochet », il a refusé à maintes reprises toute interview avec le Times. L’article note que la moitié des retraités chiliens ne sont pas couverts par le système de retraites public, que les comptes privés sur lesquels sont versées les cotisations constituent un véritable pactole pour les établissements qui les gèrent (les commissions représentent jusqu’à un tiers du montant des fonds versés dans ces comptes privés) alors que les retraités vivent dans la pauvreté, etc. Selon le New York Times, l’Etat chilien consacre actuellement 26% de son budget aux allocations retraite, soit une part plus grande qu’en 1981, date de l’entrée en vigueur de la privatisation des pensions-retraite.

Plusieurs Chiliens interviewés pour l’occasion décrivent la faillite du système, et l’un d’entre eux, fonctionnaire, commente : « Nous avons un système qui est bon pour le Chili, mais mauvais pour la plupart des Chiliens. Si les gens avaient le choix, 90 % opteraient pour un retour à l’ancien système ».

Le 27 janvier, James Carville, l’ancien directeur de campagne du président Clinton, a repris à son compte l’argumentation de LaRouche, lors d’un débat télévisé avec Robert Novak. Tout en démentant les affirmations de Bush selon lesquelles le système de Social Security serait en crise, Carville a expliqué que pour le Président, « le système de retraites chilien, institué par le régime du dictateur Augusto Pinochet, est un plan modèle ». Il conclut : « Je crois que la question se résume à cela : est-ce que je préfère le système de retraite conçu par le président Franklin Roosevelt ou celui d’Augusto Pinochet, un criminel international ? Je choisirais Roosevelt . »

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