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La réélection de Bush saluée par une chute du dollar

La rédaction
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Depuis l’annonce de la réélection de George W. Bush, la monnaie américaine est en perte de vitesse. Dans la matinée du 8 novembre, elle était à 1,2986 euros, soit son niveau le plus bas depuis l’introduction de la monnaie européenne. Ceci ne reflète en aucun cas la force de l’euro, mais la faiblesse du dollar par rapport à toutes les autres grandes devises mondiales. Le 5 novembre, le ministre des Finances japonais, Tanigaki, a déclaré lors d’une conférence de presse à Tokyo que le Japon devait « prendre les mesures qui s’imposent » dès lors que les taux de change « ne reflètent pas les fondamentaux économiques ». Ce qui est une façon de dire que la Banque centrale pourrait se voir obligée de reprendre ses interventions pour faire remonter la devise américaine. La faiblesse du dollar a également provoqué une hausse du prix de l’or, qui a atteint le 5 novembre son plus haut niveau depuis 16 ans, à 435 dollars l’once. Evalué en dollars, le cours de l’or a augmenté de 70% depuis avril 2001, début du premier mandat de Bush. Cette hausse au cours des 42 derniers mois est la deuxième, en terme de durée, depuis la rupture avec le système de Bretton Woods, en 1971. Et ce n’est qu’un début.

Dans un rapport rédigé par le National Bureau of Economic Research (NBER), et disponible sur son site, l’ancien économiste en chef du FMI, Kenneth Rogoff, ainsi qu’un certain Maurice Obstfeld, estiment que l’accroissement du déficit du compte courant américain risque de provoquer un déclin du dollar encore plus accentué qu’ils ne l’avaient anticipé il y a quatre ans. Lorsque interviendra l’ajustement pour le compte courant, avertissent-ils, la chute du dollar risque d’être supérieure de 50% au niveau prévu.

Fin octobre, la Réserve fédérale de New York avait publié un rapport détaillé sur le gigantesque volume de dollars détenus par des étrangers, intitulé : « Accumulation de réserves : implications pour les mouvements mondiaux de capitaux et les marchés financiers ». Les auteurs estiment que les réserves de dollars à l’étranger, se présentant pour la plupart sous forme d’obligations gouvernementales ou d’agences (Fannie Mae, Freddie Mac), atteignaient « 3000 milliards de dollars à la fin de 2003, soit une augmentation de près de 600 milliards de dollars par rapport à 2002, et plus que le double de leur niveau de 1995 ». A elles seules, les banques centrales étrangères ont acheté l’année dernière pour 441 milliards de dollars d’avoirs, soit 83% du déficit du compte courant. Sur cela, les banques centrales d’Asie ont été de loin les plus grands acheteurs, avec 71%. Ces banques centrales y perdraient donc en cas de déclin du dollar, mais néanmoins, conclut le report dans un langage mesuré, le maintien d’un immense déficit du compte courant risque de mener à une baisse des prix des avoirs, une hausse des taux d’intérêt et l’affaiblissement du dollar.

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