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La réforme du Conseil de sécurité et la situation en Irak

La rédaction
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Des stratèges européens avec qui nous nous sommes entretenus ces derniers jours ont évoqué un lien entre la situation en Irak et la « réforme » en instance du Conseil de sécurité des Nations unies, prévoyant une augmentation du nombre de membres permanents.

Après les élections du 30 janvier en Irak, quelle que soit leur légitimité, l’administration Bush tentera d’« internationaliser » la situation irakienne sous les auspices de l’ONU. Les troupes américaines seront probablement redéployées dans des « bases », et donc retirées des tâches de sécurité les plus en vue. Celles-ci devraient alors être assurées par les forces locales de sécurité et des forces « internationales » sous mandat de l’ONU. C’est dans ce contexte qu’il convient de considérer l’attitude plus amène de l’administration Bush envers l’ONU et son secrétaire général Kofi Annan.

Le gouvernement américain a posé un certain nombre de conditions à l’entrée de nouveaux membres permanents potentiels au Conseil de sécurité - Allemagne, Japon, Inde, Brésil et Afrique du Sud. La plus importante, c’est que ces pays soutiennent le nouveau régime de sécurité « internationalisé » en Irak - y compris en envoyant des forces sur place. Lors de la prochaine réunion du 23 février à Mayence entre le président George W. Bush et le chancelier Gerhard Schröder, cette double question de la réforme du Conseil de sécurité et de l’Irak sera sans doute haut placée sur l’agenda.

Washington poussera probablement moins à l’envoi de troupes allemandes en Irak qu’au soutien d’un déploiement de L’OTAN, qui pourrait cependant comprendre un contingent militaire allemand. Si l’on instaure une « force de stabilisation de l’OTAN en Irak », plus ou moins placée sous l’égide de l’ONU, il sera difficile pour le gouvernement allemand de résister aux demandes américaines, surtout si le feu vert de Washington pour un siège au Conseil de sécurité en dépend. Le Japon a déjà des troupes en Irak et le lien avec l’obtention d’un siège permanent au Conseil de sécurité est évident.

Il se peut qu’un déploiement de sécurité ONU/OTAN en Irak soit accompagné d’un déploiement du même style au Proche-Orient, par exemple dans la Bande de Gaza. Le secrétaire général de l’OTAN Joop De Schaeffer a fait une déclaration en ce sens, peu avant Noël.

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