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La résistance du sénateur Byrd à la guerre de Bush

La rédaction
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Le 26 septembre, le sénateur démocrate de Virginie occidentale, Robert Byrd, a répondu aux accusations du président Bush et du vice-président Cheney sur la question irakienne. « Je suis écoeuré de la teneur du débat sur la guerre qui a semble avoir gagné la capitale, dit-il. Hier, le président des Etats-Unis a laissé entendre que ce Sénat « ne s’intéresse pas à la sécurité du peuple américain ». Le vice-président des Etats-Unis fait actuellement campagne pour les candidats républicains et, dans un cas au moins, il a dit aux électeurs que voter pour les républicains aiderait l’effort de guerre. (...)

« Il est ignoble qu’un président tente d’instrumentaliser la grave question d’une guerre imminente dans une année électorale. (...) Il n’y a rien de plus sérieux que la décision de partir en guerre, mais le gouvernement a décidé d’en faire un slogan pour autocollants.

« Le fait que le Président insinue que le Sénat ne s’intéresse pas à la sécurité du peuple américain est scandaleux. C’est insultant. Et c’est faux. Suggérer que untel n’est pas patriote simplement parce qu’il est affilié à un certain parti et pourrait s’opposer à une guerre qui pourrait avoir d’horribles conséquences est irresponsable. C’est le pire exemple d’opportunisme politique.

« Je suis membre de ce Congrès depuis cinquante ans, et je n’ai jamais vu un président ou un vice-président s’abaisser à ce point.

« Pour la première fois dans l’histoire de la République, la nation envisage une frappe préventive contre un Etat souverain. (...) L’Amérique mène des guerres, mais l’Amérique ne commence pas des guerres. »

Byrd est revenu à la charge le 3 octobre, en ouvrant le débat sur la Résolution 46 - déposée par les sénateurs Lieberman et McCain - autorisant le Président à utiliser la force quand bon lui semble, contre l’Irak ou tout autre pays. « A propos de l’Irak, a-t-il dit, nous nous engageons dans une démarche qui, par sa précipitation, est à la fois aveugle et imprévoyante. Nous nous précipitons dans une guerre sans en discuter pleinement les raisons, sans en considérer à fond les conséquences et sans même tenter d’étudier les mesures que nous pourrions prendre pour éviter le conflit. »

Pour le sénateur Byrd, la résolution « redéfinit la nature de la défense et réinterprète la Constitution pour qu’elle soit conforme à la volonté de la Branche exécutive. Elle donnerait au Président l’autorité globale de lancer une attaque préventive unilatérale contre toute nation souveraine qui serait perçue comme une menace pour les Etats-Unis. » Ceci revient à une « interprétation sans précédent et sans fondement de l’autorité présidentielle définie par la Constitution des Etats-Unis » et bafoue complètement la charte des Nations unies.

Le sénateur Byrd a cité une lettre rédigée par Abraham Lincoln au moment où il était député du Congrès, dans laquelle il écrit : « Si vous autorisez un Président à envahir une nation voisine à chaque fois qu’il le juge nécessaire pour repousser une invasion (...), vous l’autorisez à faire la guerre par plaisir. »

Le sénateur de Virginie occidentale a également fait référence à un rapport du Congrès, datant du 18 septembre, qui note que les Etats-Unis n’ont jamais « engagé d’attaque militaire préventive contre aucune autre nation. Et les Etats-Unis n’ont jamais attaqué militairement aucune autre nation avant d’avoir été eux-mêmes attaqués ou avant que des citoyens américains aient été attaqués. Même la crise des missiles de Cuba de 1962, a-t-il rappelé, a été résolue sans recours à une attaque préventive. »

La Constitution des Etats-Unis accorde au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre et de faire appel aux forces armées pour repousser une invasion, mais « on ne trouvera nulle part dans la Constitution que le Président a le droit de faire appel à l’armée pour prévenir ce qui est perçu comme une menace. Pourtant, la résolution portée devant le Sénat affirme qu’« en vertu de la Constitution, le Président a l’autorité de prendre des mesures pour dissuader et empêcher des actes de terrorisme international contre les Etats-Unis, comme l’a reconnu le Congrès ». » En réalité, a précisé le sénateur Byrd, le Congrès a adopté, au lendemain des attaques du 11 septembre, une résolution conférant au Président l’autorité spécifique et limitée d’utiliser la force contre les auteurs de l’attaque du 11 septembre. C’est tout, il n’a jamais été question de futurs attentats terroristes.

« Réfléchissez un instant au précédent que cette résolution établirait, non seulement pour ce Président mais pour les Présidents futurs (...) qui pourront l’invoquer pour justifier le lancement de frappes militaires préventives contre toute nation souveraine perçue comme une menace. D’autres nations pourront citer les Etats-Unis comme modèle pour justifier leurs aventures militaires. (...) Le principe selon lequel un gouvernement décide d’en éliminer un autre, en recourant à la force, et qu’il le fasse en dépit de la désapprobation du monde, est très inquiétant. » Pour le sénateur Byrd, un tel principe aurait pour effet de déstabiliser la communauté mondiale des nations et d’ébranler la confiance en l’Amérique. « Les Etats-Unis ne sont pas une nation « voyou », qui se livre à une action unilatérale en s’exposant à l’opprobre mondial. »

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