Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

La révolte anti-Bush fait capoter l’OPA sur les ports américains

La rédaction
visites
922
commentaire

C’est à une majorité plus qu’écrasante (62 voix contre 2 !) que la commission des Finances de la Chambre des représentants a adopté le 8 mars une résolution prévoyant d’empêcher l’achat de certaines installations portuaires américaines par Dubai Ports World (DPW). Comme l’a fait remarquer l’Associated Presse (AP), le propre parti de Bush a « répudié le Président en cette année électorale ». En effet, les dirigeants républicains ont inséré un amendement bloquant le contrat dans un projet de loi prévoyant une augmentation des dépenses pour la guerre d’Irak et la reconstruction après le passage d’ouragans. Le président Bush avait pourtant menacé d’opposer son veto à toute législation bloquant cet accord sur les ports. La présidente de la Republican Conference à la Chambre, Deborah Pryce, rapporta que le bureau de sa circonscription avait été « inondé d’appels d’électeurs en colère ». Au Sénat, par contre, le démocrate Charles Schumer a provoqué une levée de boucliers en présentant soudainement un amendement du même type, enfreignant la procédure sénatoriale.

En même temps, des députés et sénateurs préparent deux initiatives visant à régler définitivement le problème fondamental ayant mené à la vente des opérations portuaires à DPW.

  1. Le National Defense Critical Infrastructure Protection Act of 2006, présenté par le républicain Duncan Hunter, est la seule proposition de loi prévoyant de restreindre l’achat par des sociétés étrangères d’autres équipements que les ports. Elle doit être examinée par les commissions des Services financiers, des Services armés, de l’Energie et du Commerce, des Affaires étrangères et de la Sécurité intérieure.

    Ce texte appelle le ministre de la Défense, en consultation avec le ministre de la Sécurité intérieure, à dresser la liste des infrastructures essentielles à la défense nationale (Hunter mentionne les ports, les autoroutes et les centrales électriques). Suivant cette loi, toute société qui détient, gère ou exploite une infrastructure cruciale devrait remplir certaines conditions : son conseil d’administration doit être composé en majorité de citoyens américains ; la majorité des actions donnant droit ou non au vote doit être détenue par des citoyens américains ; plus de la moitié des membres du conseil doivent être approuvés par le ministre de la Défense ; le conseil doit avoir une commission de sécurité gouvernementale, dont tous les membres auront été approuvés. Le texte a été soutenu entre-temps par 23 députés.

  2. La proposition de loi du démocrate Robert Menendez vise à empêcher toute fusion ou acquisition aboutissant à ce qu’une société détenue ou contrôlée par un gouvernement étranger détienne ou gère des équipements portuaires américains. Baptisée Port Security Act of 2006, elle est soutenue par Clinton, Lautenberg, Nelson et Boxer, et sera examinée, dans un premier temps, par la commission Bancaire, du Logement et des Affaires urbaines du Sénat. Elle amende la Defense Production Act de 1950 en sommant le Président d’interdire toute fusion, acquisition ou prise de contrôle qui permette à une entité détenue ou contrôlée par un gouvernement étranger de louer, faire fonctionner, gérer ou posséder des biens immobiliers ou des équipements d’un port américain. Le Président serait tenu de soumettre dans les 30 jours un rapport établissant la liste de telles entités étrangères, accompagné d’une estimation de la menace posée à la sécurité nationale et de recommandations législatives. Cette loi s’appliquerait à toutes les acquisitions, etc., effectuées à partir du 1er octobre 2005. Une proposition de loi identique a été déposée à la Chambre.
L’affaire des opérations portuaires : un coup dur pour la mondialisation

Le blocage du projet d’acquisition des ports américains par DPW a été ressenti comme une défaite par toutes les forces favorables à la globalisation, comme en témoigne la réaction du Wall Street Journal, du Washington Post et d’autres organes de la faction libre-échangiste.

Le Washington Post du 10 mars abondait littéralement en articles, analyses et commentaires accusant le Congrès de porter atteinte à l’investissement mondial et au libre-échange. Dans un éditorial intitulé, « Heureux, maintenant ? », le quotidien lance une véritable diatribe contre les élus, coupables d’avoir détérioré les relations américaines avec les Emirats arabes et leur argent. David Ignatius et Eugene Robinson les accusent de démagogie destructrice. Dans la section Finances, Steven Pearlstein rappelle que 48 % de la dette du Trésor est détenue par des étrangers, alors que le déficit commercial continue d’augmenter, tout en craignant que la décision du Congrès se traduise par un arrêt des investissements étrangers et une hausse des taux d’intérêt.

L’éditorial paru le même jour dans le Wall Street Journal attaquait « les nouveaux protectionnistes » comme Duncan, qui sont sur le point de provoquer une véritable crise de sécurité nationale, étant donné que l’afflux de capitaux aux Etats-Unis est un facteur crucial de la « prospérité nationale ». Cet éditorial est accompagné de la chronique d’un ancien responsable de l’administration Bush, Larry Lyndsey, exhortant Bush à opposer son veto à d’éventuelles barrières douanières qui pourraient être votées par le Congrès.

Contactez-nous !

Don rapide