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La route de la soie eurasiatique

La rédaction
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Le 26 novembre, Vsevolod Ovchinnikov, le « grand doyen » des relations russo-chinoises au XXème siècle, a appelé au renforcement des liens entre ces deux pays au cours du XXIème. Dans un article paru dans Rossiyskaïa Gazeta, le journal officiel du gouvernement russe, Ovchinnikov souligne que le « partenariat stratégique pour le XXIème siècle », confirmé dans le traité signé par Poutine et Jiang Zemin en 2001, a hissé les relations à un « niveau qualitativement supérieur ». L’accord stratégique Staline-Mao de 1950 était une alliance militaro-stratégique dirigée contre les Etats-Unis ; le partenariat stratégique actuel, qui n’a jamais été orienté contre une tierce partie, a pour « but de construire un nouvel ordre politique et économique, basé sur l’égalité, la justice et le profit mutuel ; un monde sans domination ».

Selon Ovchinnikov, le commerce a augmenté au rythme sans précédent de 33% par an et Vladimir Poutine appelle de ses voeux la mise en place de « ponts énergétiques » de la Russie à l’Asie de l’est, incluant des gazoducs et oléoducs entre Chine et Russie. « Vu leurs positions géographiques en Eurasie, la Russie et la Chine sont dans une situation unique pour fonctionner comme des ponts entre l’est et l’ouest, formant l’équivalent de l’ancienne Route de la soie, écrit-il. Outre la modernisation de la ligne ferroviaire transsibérienne, Ovchinnikov - contrairement à certains esprits plus étroits -accorde autant d’importance au « deuxième pont continental eurasiatique, de Lianyungang à Rotterdam ». Pour lui, la coopération bilatérale en matière de « recherche scientifique fondamentale et de technologies de pointe », où « la Russie reste une puissance mondiale », sera décisive.

Ovchinnikov note également l’importance de la réunion de la SCO à Moscou, le 23 novembre, à l’issue de laquelle, dans leur communiqué final, les ministres soulignent l’intensification des relations avec l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN). C’est un réel progrès dans le développement de l’« ASEAN plus trois » (Chine, Japon, Corée du sud), note l’auteur, qui conclut : « Il serait profitable d’y inclure une représentation de la Russie », en créant un « mécanisme consultatif selon la formule « ASEAN plus quatre« ... dans l’intérêt des peuples d’Asie orientale. »

Le 29 novembre, lors d’un séminaire de haut niveau à New Delhi, Nikolaev, le président de la Commission de la défense de la Douma (parlement russe), a déclaré que la coopération entre l’Inde, la Russie et la Chine est « le besoin actuel ». Nikolaev a fortement défendu un système d’économie et de sécurité stratégique entre les trois pays. « Nous sommes convaincus que le potentiel de coopération bilatérale, non seulement entre l’Inde et la Russie mais aussi entre l’Inde et la Chine, la Russie et la Chine et d’autres pays, peut et doit servir au bien général », a dit Nikolaev. Il a qualifié la visite de Poutine de « preuve de l’attention accrue donnée par les dirigeants russes à la partie asiatique de la politique extérieure de l’Etat. » Il a proposé que le triangle Inde-Russie-Chine assure la couverture de zones d’insécurité et de conflit par un système de sécurité, allégeant ainsi le fardeau des Nations unies dans la région.

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