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La séparation des banques, préalable absolu à l’Union bancaire !

La rédaction
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21 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Un ancien banquier nous a confié cette semaine que le projet actuel en vue d’une « Union bancaire » sous l’égide de la Banque centrale européenne (BCE), proposition initialement mise sur la table par Mario Draghi puis défendue par Mario Monti et François Hollande, est irrecevable à l’état actuel.

Un des avantages supposés de ce projet serait de réduire l’éventualité de retraits massifs de liquidités en cas de panique bancaire (bankrun), en étendant la garantie des dépôts bancaires, actuellement assurée par chaque Etat, à l’ensemble de l’Union européenne.

Seulement, confiait notre intermédiaire, imaginons le cas hypothétique d’un trader d’une grande « banque universelle » étrangère du type Royal Bank of Scotland (RBS), UBS ou Commerzbank, provoquant des pertes énormes sur dérivés de crédit. Dans ce cas, serait-il vraiment acceptable que l’argent des contribuables français aille secourir une banque plombée par des pertes de jeu ?

Si nos dirigeants veulent réellement s’engager dans un tel schéma en évitant cet effet pervers, il ne leur reste qu’une seule solution : celui d’imposer une séparation bancaire du type Glass-Steagall à toutes les banques européennes.

Rappelez-vous, disait notre banquier : aux Etats-Unis, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC, Agence fédérale américaine chargée de garantir les dépôts bancaires faits aux Etats-Unis), a été créée par la même loi bancaire de 1933 (Banking Act connue sous le nom de Glass-Steagall Act), qui instaurait la séparation entre banques de dépôts utiles d’une part et banque d’affaires spéculatives d’autre part !

La logique de cette loi était limpide : l’Etat américain, pour rétablir la confiance dans les banques et empêcher des bankruns, s’engageait à garantir les dépôts bancaires des citoyens. Soit. Mais en échange de cet engagement, l’Etat américain (Franklin Roosevelt) exigeait que l’on sépare les banques. Ajoutons à cela que pendant très longtemps, les banques américaines ne pouvaient opérer que dans un seul Etat, ce qui limitait de plus leur taille.

Pourquoi en serait-il donc autrement aujourd’hui en Europe ?

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